Au Soudan, un différend entre les Forces de soutien rapide (RSF) et les agences de l’ONU menace l’acheminement de l’aide humanitaire dans le Darfour.
Forces de soutien rapide (RSF) rejettent un accord crucial
Le groupe paramilitaire soudanais des RSF a rejeté un accord clé entre le gouvernement militaire du Soudan et les agences de l’ONU. Cet accord visait à établir un nouvel itinéraire contrôlé par l’armée soudanaise pour délivrer de l’aide humanitaire dans la région troublée du Darfour. Toutefois, les RSF, qui exercent un contrôle significatif sur le Darfour, ont exprimé leur mécontentement, affirmant ne pas avoir été consultés sur cette initiative.
Allégations de trafic d’armes et répercussions humanitaires
Outre le rejet de l’accord, les RSF ont accusé « l’ancien régime extrémiste » de tenter d’introduire clandestinement des armes au Darfour. Cette allégation n’a pas encore trouvé de réponse de la part du gouvernement militaire en place. Dans un contexte déjà précaire, les Nations unies ont qualifié la situation de guerre civile au Soudan comme « l’un des pires cauchemars humanitaires de l’histoire récente ». Les conséquences pourraient être dévastatrices, menaçant de déclencher la plus grande crise de la faim au monde.
Le mois dernier, le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies a mis en lumière l’ampleur de la crise en déclarant qu’il n’avait pu fournir une aide vitale qu’à 10 % des personnes nécessiteuses dans les régions touchées par le conflit, telles que le Darfour.







