Les camps de réfugiés surpeuplés de l’est du Tchad sont confrontés à une crise imminente, mettant plus d’un million de personnes en danger de priver d’une aide vitale, selon le Programme alimentaire mondial des Nations unies.
Une situation critique au Tchad
La région de l’est du Tchad fait face à une situation alarmante alors que la guerre entre les généraux au Soudan a entraîné la mort de plus de 13 000 personnes et le déplacement de plus de 8 millions d’autres. Au Tchad, le nombre de réfugiés n’a jamais été aussi élevé au cours des 20 dernières années.
Appels à l’aide désespérés
Ahmat Absakine, membre du personnel de Caritas, a souligné la nécessité pressante de fonds supplémentaires : « Nous devons désormais rationner les vivres en distribuant des jetons pour identifier les bénéficiaires auprès du HCR. Nous procédons à une distribution ciblée pour gérer au mieux les ressources disponibles. »
Marie Jose Alexander, coordinatrice humanitaire au Tchad, a mis en lumière les besoins critiques des réfugiés en eau, nourriture, abris et installations sanitaires de base pour prévenir la propagation de maladies d’origine hydrique telles que la diarrhée et le choléra.
Menace d’une crise alimentaire sans précédent
Les Nations unies ont lancé une alerte mettant en garde contre le risque de voir le conflit au Soudan devenir la pire crise alimentaire au monde. Actuellement, un tiers des 18 millions d’habitants du Soudan font face à une insécurité alimentaire aiguë, déclenchant une situation critique nécessitant une action urgente de la communauté internationale.







