Les autorités fédérales américaines inculpent un Rwandais pour avoir menti sur son implication dans des meurtres et des viols lors du génocide de 1994 pour obtenir l’asile et la citoyenneté américaine.
Des mensonges révélés
Eric Nshimiye, résidant dans l’Ohio, a été arrêté pour falsification d’informations, obstruction à la justice et mensonge sous serment. Ces accusations font suite à son témoignage lors du procès de 2019 de son ancien camarade de classe, condamné pour dissimulation de sa participation à des crimes pendant le génocide. Les autorités affirment que Nshimiye a caché pendant des décennies sa implication dans ces atrocités pour obtenir la citoyenneté américaine.
Des implications graves
Joshua Levy, procureur intérimaire du Massachusetts, a déclaré que Nshimiye aurait dissimulé ses crimes pour se réfugier aux États-Unis. Outre les accusations de meurtres et de viols, Nshimiye aurait également menti sur la complicité de son camarade. Il a été placé en détention après sa comparution initiale devant un tribunal de l’Ohio et devra comparaître devant un tribunal fédéral de Boston.
Les autorités n’ont pas désigné d’avocat pour Nshimiye, et ni lui ni sa famille n’étaient joignables pour commenter les charges pesant contre lui.
Un passé sombre
Nshimiye, ancien étudiant en médecine au Rwanda, aurait participé au meurtre de Tutsis, dont des enfants, des hommes, et des femmes, avec un gourdin clouté et une machette. Ses victimes incluaient un garçon de 14 ans et un homme travaillant à l’hôpital universitaire. Des témoins ont identifié les lieux des crimes et décrit les armes utilisées par Nshimiye, qui aurait également commis des viols sur des femmes Tutsis.
Fuyant les rebelles tutsis, Nshimiye se serait rendu au Kenya en 1995, où il aurait menti aux autorités américaines pour obtenir le statut de réfugié aux États-Unis. Depuis lors, il résidait en Ohio et avait obtenu la citoyenneté américaine, selon les informations officielles.







