À la pause, le Sénégal tient un avantage précieux en Éthiopie. Les Lions mènent 1-0 grâce à Ibrahim Mbaye, mais la première période montre une équipe éthiopienne dangereuse dans le volume de jeu, malgré son manque de précision devant le but.
Un avantage rapide pour le Sénégal
Le Sénégal a frappé dès la 11e minute. Ibrahim Mbaye a converti l’une des rares situations nettes des Lions pour donner l’avantage à sa sélection. Ce but a immédiatement modifié le rapport de force dans une rencontre disputée au Bahir Dar Stadium, en Éthiopie, et non à Addis-Abeba.
Cette rencontre correspond à la deuxième journée du groupe J des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2027. Elle ne constitue donc pas la dernière journée de la poule. Le Sénégal cherche surtout à lancer pleinement son parcours après son nul 1-1 contre le Mozambique, le 25 septembre.
Pour Patrick Vieira, il s’agit du deuxième match officiel à la tête des Lions. Le technicien franco-sénégalais avait commencé son mandat par un partage des points à Maputo. Une victoire en déplacement lui offrirait un premier succès dans une campagne qui doit aussi servir à installer les bases d’un nouveau cycle.
La Fédération sénégalaise de football avait placé cette fenêtre internationale sous le signe de la transition. Après les changements intervenus dans l’encadrement et l’absence de Sadio Mané pour cette séquence, plusieurs joueurs doivent désormais prendre davantage de responsabilités. Ibrahim Mbaye fait partie de cette génération appelée à élargir les solutions offensives de la sélection.
Une possession sénégalaise, une pression éthiopienne
Les statistiques de la première période donnent une image contrastée du match. Le Sénégal a largement contrôlé le ballon, avec 68 % de possession contre 32 % pour l’Éthiopie. Cette maîtrise a permis aux Lions de ralentir le rythme après leur ouverture du score et de limiter les espaces dans l’axe.
L’Éthiopie a cependant davantage tenté sa chance. Les Walia Ibex ont totalisé huit tirs, contre deux pour les Sénégalais. Aucun de ces huit essais n’a été cadré. À l’inverse, le Sénégal a cadré sa seule tentative et l’a transformée en but.
Cette différence résume le premier acte. Les Éthiopiens ont produit du mouvement et exercé une pression physique régulière. Toutefois, ils ont manqué le dernier geste. Les Lions, eux, ont fait preuve d’une efficacité maximale sur leur première occasion réellement exploitable.
Les coups de pied arrêtés restent également favorables à l’équipe locale, qui a obtenu deux corners contre un pour le Sénégal. Un hors-jeu a aussi été signalé dans les rangs éthiopiens, tandis qu’aucune position illicite n’a été relevée côté sénégalais.
Sur le plan disciplinaire, le Sénégal compte un avertissement. Les Lions ont commis deux fautes durant cette première période, contre quatre pour l’Éthiopie. Ces chiffres ne traduisent pas à eux seuls l’intensité du duel, mais ils confirment un premier acte engagé et physique.
Le groupe J se resserre
Avant cette deuxième journée, le Soudan occupait la tête du groupe J avec trois points. Les Soudanais avaient battu l’Éthiopie 1-0 lors de la première journée. Le Mozambique et le Sénégal comptaient chacun un point après leur match nul, tandis que l’Éthiopie restait sans point.
Le groupe J réunit quatre sélections : le Sénégal, le Mozambique, le Soudan et l’Éthiopie. Dans ce format, les deux premières équipes doivent obtenir leur qualification directe pour la phase finale de la CAN 2027. La compétition sera organisée au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie, et non au Maroc comme l’indiquait la matière initiale.
Un succès sénégalais porterait provisoirement les Lions à quatre points. Ils rejoindraient alors le Soudan en tête du groupe, en attendant le résultat de l’autre rencontre de la journée. Ce scénario renforcerait la position du Sénégal, sans pour autant régler la course à la qualification.
Pour l’Éthiopie, le retour au score demeure possible. L’équipe a montré suffisamment d’activité pour inquiéter la défense sénégalaise. Elle doit cependant améliorer la qualité de ses frappes et mieux exploiter ses séquences de possession dans les trente derniers mètres.
La seconde période comme test pour Vieira
Le défi du Sénégal sera différent après la pause. Les Lions devront conserver leur avantage sans subir trop bas. Leur possession dominante doit maintenant produire davantage d’occasions, sous peine de laisser l’Éthiopie installer une pression continue autour de la surface.
Patrick Vieira devra aussi surveiller la fraîcheur physique de son équipe. Le déplacement, l’intensité du duel et les conditions locales peuvent peser dans la dernière demi-heure. Les choix du sélectionneur permettront de mesurer la profondeur de son groupe et la capacité des nouveaux cadres à gérer un match à l’extérieur.
La rencontre se joue dans un contexte régional particulier. Le Sénégal appartient à la Confédération africaine de football et à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, la CEDEAO. L’Éthiopie, elle, évolue dans l’espace de la Corne de l’Afrique. Ce face-à-face oppose donc deux traditions footballistiques et deux environnements régionaux distincts, au-delà du seul classement du groupe J.
Pour Dakar, l’enjeu immédiat reste simple : conserver cette avance et repartir avec trois points. Pour Vieira, l’objectif est plus large. Il s’agit de construire une équipe capable de contrôler le match, de résister à la pression et de transformer sa maîtrise en occasions franches.
Après cette rencontre, le Sénégal doit retrouver les Comores le 4 octobre à Marseille pour un match amical. Mais avant ce rendez-vous, les Lions doivent terminer le travail à Bahir Dar. Le score de 1-0 à la pause leur est favorable. Les huit tirs éthiopiens rappellent toutefois que l’écart reste fragile.