À Ouagadougou, le Bénin a évité un départ difficile dans les éliminatoires de la CAN 2027. Menés au score, les Guépards ont obtenu un nul 1-1 face au Burkina Faso, vendredi 25 septembre 2026. Ce point pris à l’extérieur lance leur campagne dans un groupe F qui s’annonce très disputé.

Un groupe F déjà sous pression

Le groupe F réunit le Burkina Faso, le Bénin, la Mauritanie et la République centrafricaine. Cette poule ouest-africaine ne laisse guère de place aux faux pas. Les équipes doivent rapidement engranger des points, surtout lors des deux premières journées rapprochées du calendrier.

La Confédération africaine de football, qui organise la compétition, avait programmé la première journée entre le 24 et le 25 septembre. La Mauritanie a commencé par battre la République centrafricaine 3-1 à Casablanca. Le duel entre Burkinabè et Béninois constituait donc le second rendez-vous du groupe.

Le calendrier prévoit déjà la suite. Le Bénin affrontera la Mauritanie le mardi 29 septembre 2026, au stade Félix-Houphouët-Boigny d’Abidjan. Les Guépards devront ainsi récupérer rapidement avant un match qui pourrait peser sur la hiérarchie de la poule.

Le Burkina Faso prend les commandes

Dans son stade du 4-Août, à Ouagadougou, le Burkina Faso a commencé la rencontre avec davantage d’intensité. Les Étalons ont installé leur jeu dans le camp béninois et multiplié les situations offensives au cours de la première période.

Cette pression a fini par déboucher sur un penalty à la 19e minute. Lassina Traoré s’est chargé de l’exécution et a donné l’avantage à la sélection burkinabè. Le but a récompensé une entame plus entreprenante des hommes d’Amir Abdou.

Le Bénin a alors privilégié la prudence. Les joueurs dirigés par Gernot Rohr ont resserré les lignes afin de limiter les espaces entre la défense et le milieu de terrain. Cette organisation a permis aux Guépards de rester dans le match malgré la maîtrise territoriale du Burkina Faso.

Le score est resté à 1-0 jusqu’à la pause. Pour les Burkinabè, l’enjeu consistait alors à convertir leur domination en avantage plus net. Pour les Béninois, il fallait surtout modifier le rapport de force sans déséquilibrer l’équipe.

La réaction béninoise après la pause

Le visage du match a changé au retour des vestiaires. Plus audacieux, le Bénin a avancé son bloc et davantage sollicité la défense burkinabè. Les Guépards ont aussi mieux conservé le ballon dans les zones avancées.

Cette réaction a été récompensée à la 68e minute. Le Bénin a obtenu un penalty que Tosin Aiyegun a transformé. L’attaquant du FC Lorient a ainsi inscrit le premier but béninois de cette campagne qualificative et remis les deux équipes à égalité.

Après cette égalisation, les Béninois ont continué à pousser. Ils ont cherché à profiter de leur dynamique pour inscrire un deuxième but. Toutefois, plusieurs offensives ont manqué de précision dans le dernier geste.

Le Burkina Faso a également tenté de reprendre l’avantage dans les dernières minutes. Les Étalons ont retrouvé des positions offensives, sans parvenir à tromper une nouvelle fois la défense béninoise. Le score final, 1-1, a donc consacré une répartition des points.

Un point utile, mais pas encore une garantie

Pour le Bénin, ce résultat possède une valeur particulière. Prendre un point à Ouagadougou permet aux Guépards de ne pas concéder immédiatement du terrain à un adversaire présenté comme l’une des équipes fortes du groupe.

Le bénéfice est aussi tactique. Après une première période subie, la sélection béninoise a su réagir sans se découvrir totalement. Cette capacité à changer de rythme pourrait compter dans une campagne où les rencontres s’enchaînent à un rythme soutenu.

Le nul ne règle cependant aucune question. La Mauritanie a déjà trois points après sa victoire contre la République centrafricaine. Le Bénin devra donc prendre au sérieux son prochain match, même si la rencontre se disputera sur un terrain délocalisé à Abidjan.

Pour les joueurs, l’enjeu sera de conserver l’intensité montrée après la pause tout en réduisant les périodes de domination adverse. Le staff de Gernot Rohr devra également gérer la récupération et la rotation, avec seulement quelques jours entre les deux rencontres.

Une bataille régionale qui dépasse les quatre équipes

Ce duel entre le Bénin et le Burkina Faso s’inscrit dans la réalité sportive de l’Afrique de l’Ouest. Les deux pays appartiennent à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, la CEDEAO, organisation régionale qui rassemble quinze États de la sous-région.

Le contexte régional donne une portée supplémentaire à cette qualification. Les sélections ouest-africaines se connaissent bien, mais les écarts se resserrent. La Mauritanie confirme son ambition. La République centrafricaine cherche à se maintenir dans la course. Chaque point peut donc modifier rapidement le classement.

Le Bénin devra maintenant transformer ce bon résultat extérieur en performance à domicile ou sur terrain neutre. Le rendez-vous du 29 septembre contre la Mauritanie offrira un premier indicateur sur la solidité des Guépards dans la durée.

La CAF a confirmé le calendrier des deux premières journées des éliminatoires, avec Burkina Faso-Bénin le 25 septembre et Bénin-Mauritanie le 29 septembre. La prochaine étape permettra de mesurer si le nul de Ouagadougou constitue un simple point de départ ou le premier acte d’une campagne maîtrisée.