Le Zimbabwe lance une campagne d’urgence de vaccination contre la polio touchant plus de 4 millions d’enfants, suite à la détection de trois cas liés à une mutation rare du virus.
Détection de la mutation du virus de la polio
Le ministère de la Santé zimbabwéen a révélé que des tests réalisés sur des échantillons d’égouts à Harare ont identifié une mutation du virus provenant des vaccins oraux. Cette mutation, bien que rare, peut potentiellement déclencher de nouvelles épidémies, particulièrement dans les zones à faible taux de vaccination et d’hygiène précaire.
Plan de vaccination et utilisation d’un nouveau vaccin
Les autorités ont mis en place une distribution intensive de doses de vaccin, combinée à une stratégie de vaccination de proximité. Le pays utilise un nouveau vaccin oral spécialement conçu pour minimiser le risque de mutation du virus en une forme dangereuse. Plus de 10 millions de doses seront administrées à plus de 4 millions d’enfants de moins de 10 ans en deux phases, en février et mars.
Impact de la vaccination et collaboration régionale
L’objectif est de vacciner plus de 95% de la population cible pour prévenir de futures épidémies. En 2020, plus de 500 cas de polio liés aux vaccins ont été enregistrés dans une vingtaine de pays, principalement en Afrique, alors que seuls une douzaine de cas de polio sauvage ont été signalés en Afghanistan et au Pakistan.
Le Zimbabwe, ayant signalé son dernier cas de polio sauvage en 1986, coopère avec plusieurs pays africains pour contrer la propagation du virus en partageant des données et des meilleures pratiques.
Gestion rapide de la situation par les autorités sanitaires
Le ministre de la Santé, Douglas Mombeshora, a exprimé sa préoccupation face à cette nouvelle détection de la polio. Cependant, il a souligné la préparation du pays à réagir rapidement. Des équipes spécialement formées se mobilisent pour administrer les vaccins dans tout le pays afin d’endiguer la propagation de la maladie.
La polio, une maladie grave à prévenir
La poliomyélite peut entraîner une paralysie totale, principalement chez les enfants de moins de cinq ans. La transmission se fait par contact avec des matières fécales contaminées ou par des gouttelettes en suspension dans l’air provenant des éternuements ou de la toux des personnes infectées.
Pays concernés Afrique du Sud Algérie Angola Autres Zimbabwe