Les autorités militaires en Guinée ont officiellement dissous le gouvernement en place, ouvrant ainsi la voie à la formation d’une nouvelle administration. Cette décision intervient dans un contexte de transition politique suite au coup d’État de septembre 2021.

Pressions de la communauté internationale

La dissolution du gouvernement guinéen par les chefs militaires autoproclamés a été annoncée par le secrétaire général de la présidence, Amara Camara, à travers une vidéo préenregistrée diffusée sur les réseaux sociaux officiels. Aucune raison précise n’a été donnée pour justifier cette décision. Depuis le coup d’État de l’année dernière, le pays est sous le joug des militaires.

Calendrier de transition

Face à une pression croissante de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), les dirigeants militaires ont convenu de mettre en place un calendrier de transition de 24 mois visant à rétablir un régime civil par le biais d’élections démocratiques. Dans l’attente de la formation d’un nouveau gouvernement, les directeurs de cabinet et les secrétaires généraux ainsi que leurs adjoints assumeront les responsabilités gouvernementales.

La nomination de Bernard Goumou à la tête du gouvernement en juillet 2022, en remplacement de Mohamed Béavogui, avait marqué une évolution significative au sein de l’administration précédente. Le nouveau cabinet aura pour tâche prioritaire d’organiser des élections dans les dix prochains mois, conformément à l’accord conclu avec la CEDEAO pour un retour à un régime civil.