Le président tunisien Kais Saied a vivement réagi aux critiques occidentales concernant les récentes arrestations d’avocats et de figures médiatiques en Tunisie, affirmant que ces mesures étaient légales malgré les inquiétudes exprimées par l’Union européenne, la France et les États-Unis.
Réactions face aux critiques
En réponse aux préoccupations internationales, le président Saied a ordonné au ministère des Affaires étrangères de convoquer les ambassadeurs de certains pays pour exprimer sa forte désapprobation envers toute ingérence dans les affaires intérieures du pays.
Manifestations pour les droits et libertés
Des centaines d’avocats et défenseurs des droits humains ont protesté à Tunis en demandant le respect des libertés fondamentales et exprimant leur opposition aux récentes arrestations. Ils ont scandé des slogans rappelant la révolution de 2011 et la fin de l’État policier.
- Liberté pour tous les défenseurs des droits humains
- Respect des principes démocratiques
- Appel à la fin des arrestations arbitraires
Lutte contre la migration et arrestations
Parallèlement, le gouvernement mène une campagne contre les migrants africains subsahariens depuis février 2023, accompagnée d’un discours aux tonalités xénophobes du président Saied. Cette politique a conduit à l’arrestation de la militante antiraciste Saadia Mosbah le 6 mai, ainsi que de l’avocate et chroniqueuse Sonia Dahmani le 11 mai, ces dernières étant retenues par la police pour des commentaires jugés critiques sur les réseaux sociaux.
- Arrestation de Saadia Mosbah le 6 mai
- Interpellation de Sonia Dahmani le 11 mai
- Positionnement controversé de Kais Saied sur la migration
Ces récentes arrestations suscitent des inquiétudes quant au respect des libertés individuelles et des droits de l’homme en Tunisie, notamment dans un contexte où la liberté d’expression semble être de plus en plus restreinte.
Pays concernés Afrique du Sud Algérie Angola Autres Tunisie