À Gaza, la crise de l’eau s’aggrave pour les déplacés de Jabaliya, face à des températures étouffantes.

Une lutte quotidienne pour l’eau

Les habitants déplacés dans le camp de Jabaliya, situé au nord de la bande de Gaza, font face à une pénurie d’eau aiguë. Bassam Abu Rokba témoigne : « Il n’y a ni eau ni nourriture. Nos enfants sont morts de déshydratation. Nous ne pouvons pas nous laver ni utiliser les toilettes. Je ne trouve pas d’eau à boire ». Les familles doivent faire la queue pendant des heures sous le soleil, attendant de remplir leurs seaux et récipients d’eau qu’elles doivent rationner avec précaution.

Impact des frappes israéliennes

Les frappes aériennes israéliennes ont endommagé certaines canalisations et puits d’eau, rendant l’accès à l’eau encore plus difficile pour les habitants de Jabaliya. Abu Anan, un déplacé, souligne l’urgence de la situation : « C’est un problème énorme. L’eau est essentielle à la vie, et s’il n’y a pas d’eau, il n’y a pas de vie ». Les combats récents ont entraîné d’importantes destructions et aggravé la détérioration des infrastructures déjà précaires.

  • Les frappes israéliennes ont détruit 75% des puits d’eau de la région, selon Mazen al-Najar, chef de la municipalité de Jabaliya.
  • La destruction des infrastructures a conduit à une grave pénurie de nourriture et d’eau, comme l’a souligné Hassan Adwan, un autre déplacé.

Alerte des Nations unies

Les Nations unies ont lancé l’alerte sur le risque de maladies, telles que le choléra, dans la région en raison du manque d’eau potable, des conditions sanitaires précaires et des températures élevées qui prévalent. Avec l’été qui approche, la situation pourrait s’aggraver si des mesures adéquates ne sont pas prises rapidement.

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