Le Togo est actuellement le théâtre d’une tension politique persistante, opposant l’opposition et la société à l’adoption d’une nouvelle Constitution. Des échanges houleux entre des chefs traditionnels et des députés marquent le début d’une série de discussions à l’échelle nationale visant à expliquer ce changement constitutionnel.

La nouvelle Constitution: régime parlementaire vs semi-présidentiel

Le 27 mars, les députés togolais ont adopté une nouvelle Constitution instaurant un régime parlementaire en remplacement du régime semi-présidentiel en place. Selon Mémounatou Ibrahima, vice-présidente de l’Assemblée nationale, il est essentiel d’expliquer les avantages et inconvénients de ces deux régimes, mettant en avant la décentralisation du pouvoir avec un régime parlementaire. Togbui Mawuto Frédéric Dzidzolé Dotu, président du conseil des chefs traditionnels du Golfe, soutient cette démarche en espérant que cela ne perturbera pas la paix actuelle au Togo.

Tension et opposition

Cependant, malgré les explications fournies, une tension persiste dans le pays suite à cette révision constitutionnelle. L’opposition et la société civile togolaise s’opposent fermement à ce changement. Dodji Apevon, président des FDR, affirme que ce changement ne sera pas accepté car il peut compromettre l’avenir du pays déjà fragilisé. En signe de protestation, des partis politiques de l’opposition et la société civile appellent à trois jours de manifestations contre cette révision constitutionnelle.

Cette situation souligne les divergences profondes au sein de la société togolaise et pose la question de la légitimité et de l’acceptation de cette nouvelle Constitution par l’ensemble de la population.

Il est essentiel que les autorités togolaises prennent en compte les préoccupations et les oppositions exprimées par une partie significative de la population pour trouver des solutions qui favorisent l’unité et la stabilité du pays.