La République démocratique du Congo (RDC) s’efforce de contenir sa plus importante épidémie de variole, et les scientifiques affirment qu’une nouvelle forme de la maladie détectée dans une ville minière pourrait se propager plus facilement parmi la population.

Surveillance de l’épidémie de variole en RDC

Depuis janvier, la RDC a signalé plus de 4 500 cas suspects de variole et près de 300 décès, des chiffres qui ont pratiquement triplé par rapport à la même période de l’année dernière, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). La RDC a récemment déclaré que l’épidémie qui sévit dans tout le pays constituait une urgence sanitaire.

  • Une analyse des patients hospitalisés entre octobre et janvier à Kamituga, dans l’est de la RDC, suggère que les récentes mutations génétiques de la variole sont le résultat de sa transmission continue chez l’homme. Cela se produit dans une ville où les gens ont peu de contacts avec les animaux sauvages supposés être naturellement porteurs de la maladie.
  • Le Dr Placide Mbala-Kingebeni, chercheur principal de l’étude, a souligné que cette nouvelle phase de la variole présente des caractéristiques différentes des épidémies passées. Les lésions sont plus légères et localisées sur les organes génitaux, rendant le diagnostic plus difficile.

Évolution de la maladie et nouveaux défis

  1. Dans un rapport récent, l’OMS a alerté sur une nouvelle forme de la variole qui pourrait nécessiter une stratégie de test adaptée pour détecter les mutations.
  2. Les experts soulignent que moins de la moitié des personnes atteintes de la variole sont testées, ce qui pourrait conduire à une transmission silencieuse de la maladie. Des cas sont particulièrement recensés parmi les travailleurs du sexe, impliquant une transmission essentiellement sexuelle de la maladie.

La situation est d’autant plus préoccupante que la variole en RDC a été rarement contenue par des vaccins et des traitements. Les autorités cherchent à acquérir des vaccins, notamment en collaborant avec des pays donateurs comme le Japon pour lutter contre la propagation.

Implications et perspectives

  • Le Dr Boghuma Titanji, spécialiste des maladies infectieuses, a souligné que les nouvelles mutations observées étaient préoccupantes et pourraient indiquer une adaptation du virus pour une transmission plus efficace chez l’homme.
  • Les chercheurs alertent sur la nécessité d’une riposte adaptée pour endiguer cette épidémie de variole et prévenir sa propagation à grande échelle.

Ces découvertes sur la variole en RDC soulignent l’urgence d’une réponse coordonnée pour surveiller, contrôler et prévenir la maladie, ainsi que la nécessité de renforcer les efforts de recherche et de vaccination pour contenir cette épidémie émergente.