Un rapport récent du Programme des Nations Unies pour l’environnement met en lumière le problème persistant du gaspillage alimentaire à l’échelle mondiale, soulignant l’urgence d’agir pour réduire ces pratiques néfastes pour l’environnement et pour la lutte contre la faim.
Un constat alarmant
En 2022, environ **19%** de la nourriture produite dans le monde a été gaspillée, soit l’équivalent de **1.05 milliard de tonnes métriques**. Ces chiffres sont d’autant plus préoccupants que **783 millions de personnes** souffrent de la faim à travers le monde, soulignant l’urgence de remédier à cette situation.
Des crises alimentaires accrues
La situation est d’autant plus critique dans des régions déjà fragilisées par des conflits ou des catastrophes. Les récentes tensions entre Israël et le Hamas, ainsi que la violence en Haïti, ont exacerbé les crises alimentaires, menaçant des populations déjà vulnérables. Des experts alertent sur la famine imminente dans le nord de la bande de Gaza et sur son approche en Haïti.
- Le rapport a été élaboré en collaboration avec le Programme d’action pour les déchets et les ressources (WRAP), une organisation internationale dédiée à la réduction du gaspillage.
- Les chercheurs ont analysé les habitudes de gaspillage alimentaire au niveau des ménages, de la restauration et des détaillants. Chaque personne waste environ **79 kilogrammes** de nourriture par an, ce qui représente au moins un milliard de repas jetés quotidiennement à l’échelle mondiale.
Des disparités surprenantes
Le rapport souligne que les différences de gaspillage alimentaire entre les pays à revenu élevé et ceux à faible revenu sont moins importantes qu’anticipé. Cette constatation met en lumière l’importance de lutter contre le gaspillage alimentaire à tous les niveaux de la société, indépendamment du niveau de richesse d’un pays.
- Le rapport, publié récemment, vise à suivre les progrès des pays dans leur engagement à réduire de moitié le gaspillage alimentaire d’ici **2030**.
- Il met en avant les partenariats public-privé mis en place par de nombreux gouvernements, groupes régionaux et acteurs industriels pour atténuer le gaspillage alimentaire, réduisant ainsi son impact sur le climat et les ressources hydriques.
Exemple d’initiative positive
Des actions concrètes sont déjà mises en place dans des pays comme le Kenya, où des organisations à but non lucratif telles que Food Banking Kenya s’engagent activement dans la redistribution des denrées alimentaires excédentaires. Ces initiatives incluent le don de surplus alimentaires aux banques alimentaires et aux organisations caritatives, contribuant ainsi à limiter le gaspillage et à soutenir les populations dans le besoin.
Pays concernés Afrique du Sud Algérie Angola Autres Kenya