Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a rassuré quant à la possibilité d’une guerre avec la Somalie concernant la quête d’un accès maritime pour son pays enclavé. Selon lui, l’Éthiopie ne cherche qu’à maintenir la paix avec son voisin.
Un accord secret avec le Somaliland
Le 1er janvier, l’Éthiopie a signé un protocole d’accord avec la région sécessionniste du Somaliland. Le contenu de cet accord n’a pas été rendu public, mais le Somaliland affirme que l’Éthiopie reconnaîtra son indépendance en échange d’un port naval.
Cette annonce a suscité l’inquiétude en Somalie, qui estime que le Somaliland fait partie de son territoire. Le président somalien a même évoqué la possibilité de déclarer la guerre à l’Éthiopie pour l’empêcher de construire un port sur son sol.
L’Éthiopie privilégie la paix
Malgré les tensions, le Premier ministre Abiy a affirmé devant les députés qu’il n’avait « aucune intention » de déclencher un conflit avec la Somalie. Il a rappelé le rôle de l’Éthiopie dans la mission de maintien de la paix de l’Union africaine en Somalie, où de nombreux soldats éthiopiens ont perdu la vie.
M. Abiy a souligné que la paix en Somalie était essentielle pour la paix en Éthiopie, et que le développement de la Somalie contribuerait également à celui de son pays. Il a exprimé sa volonté de voir la Somalie devenir un marché prospère pour les produits éthiopiens. Son discours visait à apaiser les craintes d’un conflit entre les deux pays voisins.
Rassurer l’Égypte sur le barrage hydroélectrique
Outre les tensions avec la Somalie, Abiy Ahmed a également cherché à apaiser les craintes de l’Égypte concernant la construction d’un barrage hydroélectrique sur le Nil Bleu par l’Éthiopie. Le Premier ministre a déclaré que l’Éthiopie était disposée à partager ses ressources et à répondre aux préoccupations égyptiennes.
L’Éthiopie considère que ce barrage est crucial pour son développement, tandis que l’Égypte et le Soudan en aval craignent que cela n’affecte leur approvisionnement en eau. La population égyptienne, qui compte près de 109 millions d’habitants, dépend majoritairement des eaux du Nil.
Des négociations ont eu lieu entre les parties concernées pour réglementer l’utilisation du barrage, mais aucun accord n’a encore été trouvé. Les dernières discussions ont eu lieu en décembre.
En conclusion, le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a tenté de rassurer la Somalie sur ses intentions de paix et l’Égypte quant à la gestion du barrage hydroélectrique. Malgré les tensions régionales, l’Éthiopie cherche avant tout à promouvoir la stabilité et le développement dans la région.