En Égypte, le premier test d’Ali Maher arrive sans période d’installation. Nommé sélectionneur le 7 novembre, il doit préparer en quelques jours deux rencontres face au Malawi, qui peuvent déplacer l’équilibre du groupe B des éliminatoires de la CAN 2027.
Un changement de sélectionneur à l’approche d’un rendez-vous clé
La Fédération égyptienne de football a confié l’équipe nationale à Ali Maher après s’être séparée de Hossam Hassan. L’ancien entraîneur de Ceramica Cleopatra prend les commandes à la veille du rassemblement, prévu à partir du 9 novembre au centre des équipes nationales. Le changement intervient pendant une campagne déjà lancée, et non au début d’un nouveau cycle de qualification.
Le calendrier laisse peu de temps pour installer de nouvelles habitudes. L’Égypte reçoit le Malawi le 13 novembre, puis se déplace à Lilongwe le 17. Ces deux matches correspondent aux troisième et quatrième journées de la phase de groupes. La Confédération africaine de football (CAF), qui organise la compétition continentale, a programmé cette séquence du 12 au 17 novembre.
La CAN 2027 sera coorganisée par le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda, du 19 juin au 17 juillet 2027. Dans le groupe B, l’Égypte partage alors la tête avec l’Angola, avec quatre points chacun. Le Malawi suit avec trois points, tandis que le Soudan du Sud n’en a aucun. Les deux premiers matches égyptiens se sont soldés par un nul contre l’Angola et une victoire 5-0 contre le Soudan du Sud.
Des cadres maintenus, des retours et une première sélection
Ali Maher a retenu 26 joueurs. Mohamed Salah et Omar Marmoush figurent dans le groupe, tout comme Hamza Abdelkarim, jeune attaquant associé au FC Barcelone. Leur présence apporte des options offensives, mais elle ne garantit ni leur titularisation ni le rendement de l’équipe sur deux rencontres rapprochées.
La principale nouveauté est Mahmoud Mamdouh. L’attaquant de Modern Sport FC reçoit sa première convocation avec la sélection A. Il figure parmi les meilleurs buteurs du championnat égyptien selon la presse sportive locale. Cette récompense ouvre une possibilité à un joueur du championnat national, sans préjuger de son temps de jeu face au Malawi.
La liste rappelle également plusieurs joueurs absents des précédents rassemblements. Le gardien Mohamed El-Shenawy revient après avoir manqué le camp de septembre. Mahmoud Hamdi, dit El-Wensh, Mohamed Shehata, Mahmoud Marei et Nasser Maher retrouvent eux aussi la sélection, après des absences de durées différentes. À l’inverse, Emam Ashour n’a pas été convoqué. Mostafa Zico, qui avait régulièrement été appelé, est également absent.
Ce mélange de retours et de continuité permet au nouveau sélectionneur de modifier certains choix sans bouleverser tout le groupe. Il doit toutefois composer avec un calendrier serré et des joueurs dispersés entre plusieurs championnats. Neuf internationaux évoluent à l’étranger, selon le décompte d’Ahram Online.
La liste des 26 joueurs égyptiens
Gardiens : Mohamed El-Shenawy, Mostafa Shobeir, Mahdy Soliman et Mohamed Alaa.
Défenseurs : Mahmoud Hamdi « El-Wensh », Ahmed Fattouh, Hossam Abdelmaguid, Rami Rabia, Mohamed Abdelmonem, Mahmoud Marei, Karim Hafez, Mohamed Hany et Tarek Alaa.
Milieux : Marwan Attia, Ahmed « Zizo » Sayed, Mohanad Lasheen, Mahmoud Saber, Nasser Maher, Mohamed Shehata, Ibrahim Adel, Mahmoud Hassan « Trezeguet » et Haissem Hassan.
Attaquants : Mohamed Salah, Omar Marmoush, Hamza Abdelkarim et Mahmoud Mamdouh.
Deux matches pour mesurer la marge de l’Égypte
Pour les joueurs évoluant dans le championnat égyptien, cette convocation constitue une chance de s’installer dans le groupe à l’approche de la suite des éliminatoires. Pour les internationaux basés à l’étranger, l’enjeu est aussi de s’adapter rapidement aux consignes d’un sélectionneur qu’ils découvrent. À court terme, Ali Maher devra surtout clarifier les rôles et préserver la cohésion, sans disposer d’un long stage pour tester ses options.
Le classement donne à cette double confrontation une importance concrète. Une victoire à domicile renforcerait la position égyptienne avant le match retour. Mais le Malawi reste à portée de tir : il ne compte qu’un point de moins que l’Égypte et l’Angola après deux journées. Un résultat favorable lors de l’un des matches peut donc resserrer la lutte, tandis que deux performances décevantes fragiliseraient la place des Pharaons.
La CAF prévoit la qualification des deux premières équipes dans les groupes ordinaires. Dans les poules comprenant un pays hôte, la meilleure équipe restante obtient le billet aux côtés du pays automatiquement qualifié. Le groupe B ne comprend aucun organisateur. L’Égypte doit donc terminer parmi les deux premières pour accéder à la phase finale.
Un enjeu sportif qui dépasse Le Caire
La pression se concentre d’abord sur la sélection et sur la Fédération égyptienne, qui a choisi de changer d’entraîneur alors que les points du groupe comptent déjà. Pour les supporters du Caire comme pour ceux des régions, le résultat donnera un premier indice sur la capacité du nouvel encadrement à stabiliser l’équipe. Il ne suffira cependant pas à juger tout un mandat : les qualifications se poursuivront après cette fenêtre internationale.
À l’échelle africaine, cette séquence rappelle que la course à la CAN se joue aussi dans les groupes où les favoris ne disposent pas d’une avance confortable. L’Égypte a une longue histoire dans la compétition, mais son statut ne lui accorde aucun point d’avance. Le Malawi peut défendre ses chances sur le terrain, et l’Angola reste un concurrent direct dans la même poule.
Le rendez-vous immédiat est fixé au 13 novembre au Caire, puis au 17 novembre à Lilongwe. Ces deux résultats permettront de mesurer à la fois la réponse du groupe au changement d’entraîneur et l’état réel de la course à la qualification. Pour Ali Maher, la première feuille de match comptera autant que sa première liste.