Dans le nord de la Côte d’Ivoire, un projet gouvernemental de cantines scolaires a non seulement amélioré la vie des villageois, mais a également contribué à développer une économie locale, principalement grâce à la participation active des femmes.
Situé à Fapaha, à 20 km de Korhogo, un champ de 13 hectares abrite des dizaines de femmes qui travaillent dans leurs plantations de produits maraîchers tels que des oignons, de la salade, des choux et des carottes. Un scénario similaire se déroule également à Nakaha, où des femmes du village s’occupent de leurs propres parcelles. Ce projet vise à approvisionner les cantines scolaires en produits frais, dans le but de fournir des repas sains aux enfants tout en soutenant l’économie locale.
Grâce à des partenaires tels que le Programme alimentaire mondial, les femmes des deux villages ont été sensibilisées aux cultures essentielles pour leur foyer et à celles destinées à la vente. Pour assurer le succès du projet, elles ont formé des groupes dans chaque village. Au total, 39 000 enfants bénéficient quotidiennement d’un repas sain dans les écoles de la région du Poro, dont le chef-lieu est Korhogo. Au sein de la Côte d’Ivoire, 613 écoles bénéficient de ce projet.
Ce projet a permis de développer une économie locale dynamique et prospère. Les femmes des villages de Fapaha et Nakaha ont pu non seulement subvenir aux besoins de leur foyer grâce à la vente de leurs produits, mais aussi participer activement à l’amélioration de la vie de leur communauté. En 2024, on prévoit une production totale de 6651 tonnes de produits maraîchers.
L’impact positif de ce projet ne se limite pas à l’amélioration de l’économie locale et de la qualité de vie des villageois. Les cantines scolaires offrent également aux enfants un repas équilibré, ce qui joue un rôle essentiel dans leur développement. Une alimentation saine et équilibrée contribue à leur bien-être physique et mental, favorisant ainsi leur réussite scolaire. De plus, cette initiative permet également de réduire le taux de malnutrition chez les enfants de la région.
Le gouvernement ivoirien reconnaît l’importance de ce projet et travaille en étroite collaboration avec ses partenaires pour assurer son succès à long terme. Cependant, il est essentiel que des mesures soient prises pour garantir la durabilité de l’économie locale et le bon fonctionnement des cantines scolaires. Il est crucial de former les femmes aux meilleures pratiques agricoles afin d’optimiser la production et la qualité des produits. Il est également important de fournir un soutien financier et logistique pour le transport et la distribution des produits vers les écoles.
En tant que projet gouvernemental, il est primordial que la transparence et la supervision soient assurées à tous les niveaux. Les communautés locales doivent être informées et impliquées dans la prise de décision et la gestion du projet. De plus, il est essentiel de s’assurer que les fonds alloués à ce projet sont utilisés de manière responsable et efficace, en évitant toute forme de corruption.
En conclusion, le projet de cantines scolaires dans le nord de la Côte d’Ivoire a contribué à améliorer l’économie locale et la qualité de vie des villageois, en particulier des femmes. En plus de fournir des repas sains aux enfants, il a également permis de lutter contre la malnutrition et de favoriser la réussite scolaire. Cependant, pour garantir la durabilité et le succès à long terme de ce projet, il est essentiel de mettre en œuvre des mesures appropriées telles que la formation des femmes, le soutien financier et logistique, la transparence et la supervision.