À Entebbe, le Bénin a transformé une campagne continentale réussie en véritable signal sportif. La sélection béninoise a remporté cinq médailles et obtenu sa qualification pour le Championnat du monde BWF 2026. Elle s’installe aussi parmi les nations africaines qui comptent dans l’AirBadminton.

Une campagne africaine conclue par cinq podiums

Les Championnats d’Afrique d’AirBadminton se sont déroulés du 16 au 19 septembre 2026 à Entebbe, en Ouganda. La compétition a réuni des délégations venues de plusieurs pays du continent autour d’une discipline disputée en plein air, notamment sur sable.

Le Bénin a quitté l’Ouganda avec un bilan de cinq médailles : une en or, trois en argent et une en bronze. Ce résultat confirme la régularité de la sélection béninoise dans les tableaux individuels et collectifs.

La médaille d’or est venue de l’épreuve des triples hommes. Oswald Fano-Dosh, Carlos Kpanou, Julien Totin et Preferet Adomahou ont dominé l’Île Maurice en finale. Les Béninois se sont imposés sur le score de 3-0, sans concéder de manche dans le duel décisif.

Cette victoire offre au Bénin son premier titre continental de la compétition. Elle souligne aussi l’importance du travail collectif dans une discipline où la coordination, la couverture du terrain et la capacité à enchaîner les matches pèsent autant que la performance individuelle.

Les deux médailles d’argent obtenues dans les doubles ont complété cette réussite. Chez les hommes, Oswald Fano-Dosh et Carlos Kpanou ont atteint la finale avant de s’incliner face à l’Égypte, au terme d’une rencontre serrée conclue sur le score de 2-3.

Chez les dames, Flora Kpogbemabou et Anna Gladys Akakpo ont connu un scénario comparable. Leur parcours s’est arrêté en finale contre le Burkina Faso, également après un match disputé remporté 3-2 par leurs adversaires.

Le double mixte a apporté la cinquième médaille béninoise. Associés, Oswald Fano-Dosh et Anna Gladys Akakpo ont décroché le bronze après leur défaite en demi-finale contre l’Ouganda, sur le score de 2-3.

Un billet mondial obtenu dans l’épreuve par équipes

La sélection béninoise a également atteint la finale de l’épreuve par équipes, appelée Team Relay. Ce format rassemble les représentants masculins et féminins d’une même nation dans une confrontation collective.

Le Bénin a remporté sa demi-finale contre l’Île Maurice, avant de s’incliner en finale face à l’Égypte. Le duel s’est conclu sur le score de 60-57. Cette deuxième place a permis à la délégation béninoise de valider sa qualification pour le Championnat du monde BWF 2026.

Cette qualification constitue l’un des principaux enjeux de la campagne ougandaise. Elle donnera aux athlètes béninois l’occasion de se mesurer à des sélections issues d’autres continents et de gagner une expérience internationale supplémentaire.

La Confédération africaine de badminton a présenté cette édition comme une étape importante pour le développement de l’AirBadminton sur le continent. La progression du nombre de participants et la diversité des nations engagées témoignent d’un intérêt croissant pour cette version extérieure du badminton.

Le Bénin progresse dans la hiérarchie mondiale

Les résultats obtenus à Entebbe ont aussi eu un effet sur la position du Bénin dans les classements mondiaux de la Fédération mondiale de badminton. D’après les données communiquées après la compétition, la sélection béninoise occupe la 17ᵉ place mondiale dans la catégorie des triples hommes.

Cette position place le Bénin au deuxième rang africain dans cette épreuve. Elle traduit le poids des points accumulés grâce au titre continental et au parcours réalisé par les représentants béninois dans les autres tableaux.

Chez les femmes, le Bénin apparaît à la 66ᵉ position mondiale. L’écart entre les deux classements rappelle toutefois que la progression reste encore inégale selon les catégories. Les résultats de Flora Kpogbemabou et d’Anna Gladys Akakpo offrent néanmoins une base solide pour réduire cette différence.

Un classement mondial ne mesure pas seulement un résultat isolé. Il reflète l’accumulation de performances dans le temps. Pour le Bénin, le défi consiste donc à confirmer cette dynamique lors des prochaines compétitions, notamment en affrontant régulièrement les meilleures sélections africaines.

Une dynamique à consolider depuis Porto-Novo

Pour le badminton béninois, cette campagne renforce la visibilité d’une discipline encore moins médiatisée que le football ou l’athlétisme. Elle montre aussi qu’une sélection peut obtenir des résultats continentaux en s’appuyant sur la polyvalence de ses athlètes.

La performance concerne les dirigeants sportifs, qui devront désormais accompagner la préparation du rendez-vous mondial. Elle concerne également les athlètes, appelés à maintenir leur niveau dans un calendrier international plus exigeant.

Les retombées peuvent aussi toucher la relève. À Porto-Novo comme dans les autres villes béninoises, la qualification mondiale offre un repère concret aux jeunes pratiquants. Elle peut contribuer à renforcer les clubs, la détection et la formation technique, à condition que les résultats soient suivis d’un soutien durable.

À l’échelle ouest-africaine, la performance béninoise s’inscrit dans un environnement sportif marqué par la concurrence entre plusieurs fédérations nationales. Le Burkina Faso, l’Égypte, l’Ouganda et l’Île Maurice ont également montré leur compétitivité à Entebbe. Cette rivalité contribue à structurer progressivement la discipline sur le continent.

Le prochain rendez-vous mondial permettra de mesurer la portée réelle de cette progression. Pour le Bénin, l’enjeu sera double : défendre son titre continental en triples hommes et démontrer que la réussite d’Entebbe peut devenir une trajectoire durable, et non une simple parenthèse.