Pour le Sénégal, le premier rendez-vous vers la CAN 2027 ne se jouera pas à Dakar. Pour le Nigeria, l’enjeu sera déjà de ne pas perdre du terrain dans un groupe où la Tanzanie est qualifiée d’office. Ce vendredi 25 septembre 2026, les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations ouvriront une séquence dense, avec quatorze matches au programme.
Une CAN organisée à trois, avec des règles particulières
La phase finale de la CAN 2027 se déroulera du 19 juin au 17 juillet 2027 au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie. Cette édition sera la première organisée conjointement par trois pays d’Afrique de l’Est.
Cette configuration modifie la lecture des groupes. Les trois pays hôtes sont directement qualifiés. Ils participent toutefois aux éliminatoires afin de conserver un rythme compétitif et de donner une structure sportive à la compétition.
La conséquence est directe dans les groupes qui comptent un pays organisateur. En pratique, les autres sélections doivent viser la meilleure place disponible. Dans le groupe L, par exemple, la Tanzanie est déjà assurée de participer à la phase finale. Le Nigeria, Madagascar et la Guinée-Bissau se disputent donc la qualification restante.
La Confédération africaine de football, la CAF, a fixé les deux premières journées entre le 24 septembre et le 6 octobre 2026. La campagne reprendra ensuite du 9 au 17 novembre, avant les deux dernières journées prévues du 22 au 30 mars 2027.
Le Sénégal face à un déplacement qui change la donne
Le Sénégal débutera dans le groupe J contre le Mozambique, vendredi à 19 heures GMT. La rencontre devait se tenir au stade Abdoulaye-Wade de Diamniadio, près de Dakar. Elle a finalement été délocalisée à Maputo en raison de l’indisponibilité de l’enceinte sénégalaise.
La Fédération sénégalaise de football a confirmé ce changement. Le Sénégal conserve son statut d’équipe recevante sur le papier, mais perd l’avantage habituel de son public et de ses repères. Cette nuance peut peser dans un groupe où les écarts entre les sélections restent difficiles à mesurer avant le coup d’envoi.
Le match intervient aussi au début d’une nouvelle période pour les Lions de la Téranga. Patrick Vieira a été nommé sélectionneur et a convoqué un groupe marqué par plusieurs changements. Sadio Mané ne figure pas dans cette première liste, son absence étant attribuée à un problème physique par l’encadrement.
Dans l’autre rencontre du groupe J, le Soudan affrontera l’Éthiopie à 16 heures GMT. Le calendrier donnera rapidement une indication sur la hiérarchie de cette poule. Quatre jours plus tard, le Mozambique recevra le Soudan, tandis que l’Éthiopie accueillera le Sénégal.
Le Nigeria sous pression dans le groupe L
Le Nigeria lancera sa campagne contre Madagascar à 16 heures GMT. Les Super Eagles devront composer sans Victor Osimhen, annoncé forfait en raison d’une blessure. Cette absence prive l’équipe d’un point d’appui majeur, même si elle ne résume pas à elle seule les enjeux de la rencontre.
Le Nigeria ne peut pas se contenter d’un statut historique. Dans ce groupe, la Tanzanie est déjà qualifiée comme pays hôte. La sélection qui terminera devant les autres équipes non qualifiées directement gagnera le seul billet encore disponible.
La Tanzanie commencera de son côté contre la Guinée-Bissau à 13 heures GMT. Le résultat de cette rencontre pèsera sur la lecture du classement. Une victoire tanzanienne ne rapporterait pas un enjeu de qualification à l’équipe hôte, mais elle pourrait compliquer la course entre le Nigeria, Madagascar et la Guinée-Bissau.
Quatorze affiches, de Niamey à Rabat
La journée commencera à 13 heures GMT avec le match entre la Tanzanie et la Guinée-Bissau. À 15 heures, le Niger recevra le Lesotho dans le groupe A.
À 16 heures, six rencontres sont programmées. Le Malawi jouera contre le Soudan du Sud dans le groupe B. La Gambie affrontera la Somalie dans le groupe C. Le Togo recevra le Burundi dans le groupe I, tandis que le Rwanda accueillera le Liberia dans le groupe K.
À la même heure, le Soudan sera opposé à l’Éthiopie. Le Nigeria entrera également en lice face à Madagascar. Ces matches concerneront plusieurs sélections habituées aux campagnes continentales, mais aussi des équipes qui cherchent à stabiliser leur présence au plus haut niveau africain.
La soirée débutera à 19 heures GMT avec cinq affiches. Le Maroc recevra le Gabon dans le groupe A. L’Égypte sera opposée à l’Angola dans le groupe B. L’Algérie accueillera la Zambie dans le groupe I. Le Mali jouera contre le Cap-Vert dans le groupe K, tandis que le Burkina Faso affrontera le Bénin dans le groupe F.
Le duel entre le Burkina Faso et le Bénin aura une portée régionale particulière. Les deux pays voisins se connaissent bien et évoluent dans un environnement ouest-africain où chaque déplacement peut modifier rapidement l’équilibre d’un groupe. Pour les joueurs comme pour les fédérations, bien négocier la première journée permet surtout d’éviter une course au rattrapage.
Le groupe D concentre l’attention samedi
Samedi 26 septembre, le Kenya ouvrira la journée contre l’Érythrée à 13 heures GMT. Les Harambee Stars sont qualifiés en tant que coorganisateurs, mais leurs résultats resteront observés avec attention. Ils peuvent influencer la lutte entre les autres équipes du groupe D.
À 16 heures GMT, l’Afrique du Sud recevra la Guinée. Cette affiche sera l’une des plus suivies du week-end. Les deux sélections possèdent une expérience régulière des grandes compétitions africaines et disposent d’effectifs capables de peser dans la durée.
Le match marquera également le retour de Pitso Mosimane sur le banc sud-africain. Le technicien retrouve une sélection qu’il avait déjà conduite au succès continental en 1996 comme joueur, puis dirigée à plusieurs reprises dans sa carrière d’entraîneur. Son équipe devra toutefois répondre immédiatement à une opposition guinéenne réputée compétitive.
Les premiers résultats pèseront déjà sur la suite
Ces deux journées ne décideront pas encore des qualifiés. Elles peuvent néanmoins installer une dynamique durable. Dans les groupes sans pays hôte, les deux premières places seront déterminantes. Dans les groupes concernés par l’organisation de la CAN, la marge d’erreur sera plus réduite pour les autres sélections.
Le calendrier impose aussi une gestion rapide des effectifs. Après les rencontres du 25 septembre, les équipes repartiront en déplacement ou recevront leurs adversaires dès le 29 septembre. Les staffs devront donc arbitrer entre continuité, récupération et adaptation aux conditions locales.
Le Sénégal devra surveiller son adaptation à Maputo. Le Nigeria cherchera une solution offensive sans Osimhen. L’Afrique du Sud et la Guinée joueront déjà un match de référence. Quant aux pays hôtes, ils auront un rôle particulier : qualifiés pour la phase finale, ils peuvent malgré tout redessiner la course des autres nations dès les premières journées.