Une nouvelle avancée dans le domaine de l’intelligence artificielle offre aux locuteurs du luganda une nouvelle façon d’interagir avec la technologie vocale.

Une solution innovante pour les locuteurs du luganda

Contrairement aux grandes langues mondiales, le luganda, parlé par plus de 20 millions de personnes, n’avait pas encore bénéficié de technologies de synthèse vocale. Cependant, le Luganda Neural Text-to-Speech (LNTS) a été développé pour convertir le texte en luganda en audio, offrant une solution précieuse pour les personnes ayant des problèmes de vision. Cela ouvre de nouvelles perspectives pour rendre la technologie plus accessible et inclusive.

Un outil favorisant l’accessibilité et la culture

Le projet, dirigé par Ronald Kizito du College of Engineering, Design, Art and Technology de l’université de Makerere, a pour objectif de promouvoir la santé et l’accessibilité pour les locuteurs du luganda. En étudiant en profondeur la structure de la langue, l’équipe a développé un logiciel basé sur des textes et des fichiers audio en luganda, offrant ainsi une solution adaptée aux personnes ayant des difficultés de lecture liées à des handicaps visuels, l’analphabétisme ou d’autres obstacles physiques.

Ce système peut être utilisé de manière autonome sur un ordinateur portable ou de manière plus complexe en utilisant un serveur pour un accès Internet. Cette flexibilité permet à un large éventail d’utilisateurs de bénéficier de la technologie, que ce soit pour écouter des contenus religieux, éducatifs ou simplement pour profiter de la littérature et de la culture luganda.

Une avancée significative dans le domaine de la synthèse vocale

Traditionnellement limitées à des langues plus répandues comme l’anglais, le français et le chinois, les technologies de synthèse vocale s’étendent désormais à des langues moins représentées, telles que le luganda. Cette initiative marque une percée notable dans ce domaine et ouvre la voie à d’autres langues africaines pour bénéficier de ces avancées technologiques.

Grâce à un investissement substantiel du gouvernement via le Fonds pour la recherche et l’innovation de l’université de Makerere, le Luganda Neural Text-to-Speech a pu voir le jour, offrant ainsi une alternative sonore aux utilisateurs qui préfèrent écouter du contenu écrit. Cette avancée technologique, bien que limitée aux locuteurs du luganda, pourrait servir de modèle pour d’autres langues africaines et renforcer la diversité linguistique dans le domaine de la synthèse vocale.

Cette innovation représente non seulement une avancée technique, mais aussi un pas important vers une plus grande inclusivité numérique et culturelle, en permettant aux locuteurs du luganda de profiter pleinement des avantages de la technologie vocale dans leur langue maternelle.