Le président du Kenya, William Ruto, a récemment effectué une visite en Haïti, mettant en avant l’action de la police kenyane dans la lutte contre les gangs et la sécurité du pays.
Des déclarations contradictoires sur la sécurité en Haïti
William Ruto a soutenu que la présence des forces kenyanes avait amélioré la sécurité et permis aux Haïtiens déplacés de retrouver leurs foyers. Cependant, un expert en sécurité des Nations unies a émis des inquiétudes quant à une détérioration de la situation sur place, avec une expansion de l’emprise des gangs sur le territoire haïtien.
Rencontre avec les autorités locales
Lors de sa visite, le président kényan s’est rendu dans une base kenyane de l’aéroport où il a pu échanger avec les forces de police chargées de combattre les gangs, ainsi qu’avec des hauts fonctionnaires haïtiens et canadiens.
- Il a exprimé sa volonté d’écouter les témoignages des membres des forces kényanes déployées sur le terrain pour évaluer les progrès réalisés.
- Par la suite, William Ruto prévoit de se rendre à New York pour discuter avec les dirigeants de l’ONU des moyens à mettre en œuvre pour soutenir les forces de sécurité kényanes et jamaïcaines.
Engagement du Kenya aux côtés d’Haïti
Le Kenya a été le premier pays à envoyer des forces en Haïti dans le cadre d’une initiative de l’ONU visant à apporter un soutien international à ce pays en proie à des conflits et à des troubles politiques depuis l’assassinat du président Jovenel Moïse en 2021.
- Actuellement, environ 400 policiers kenyans opèrent en Haïti, tandis qu’une vingtaine de forces jamaïcaines ont récemment rejoint le contingent.
- Cependant, malgré ces déploiements, des voix se sont élevées pour souligner le manque de ressources et l’insuffisance des effectifs pour contrer efficacement les gangs, qui exercent leur contrôle sur une grande partie de la capitale, Port-au-Prince.
Cette situation souligne les défis auxquels sont confrontées les forces internationales dans leur mission de stabilisation et de restauration de la sécurité en Haïti.
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