Le directeur général du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Robert Mardini, a effectué une visite au camp de Lushangala pour personnes déplacées à Goma, où il a lancé un appel pressant au respect des règles de la guerre et du droit international humanitaire.
Situation critique des personnes déplacées à Goma
Depuis plus de trois semaines, des civils fuyant les combats entre les rebelles du M23 et l’armée congolaise affluent au camp de Lushangala à Goma. Malheureusement, ces personnes déplacées se retrouvent dans des conditions désastreuses, dépourvues des services essentiels tels que l’eau, la nourriture et les sanitaires. Julienne Beetsa, une déplacée de Saké, a témoigné de la détresse des habitants du camp face à cette situation critique.
Afflux de blessés suite aux affrontements
Les combats violents entre le M23 et l’armée congolaise ont entraîné un nombre alarmant de victimes, surchargeant les hôpitaux locaux pris en charge par le CICR. Le directeur Mardini a souligné que le nombre de lits réservés aux blessés armés à l’hôpital de la LCSA à Ndosho a dû être augmenté pour répondre à l’afflux croissant de blessés. Des mesures supplémentaires sont mises en place pour augmenter davantage la capacité d’accueil des hôpitaux locaux afin de faire face à cette crise humanitaire.
Les chefs d’état-major des armées de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) se sont récemment rendus à Goma pour discuter de nouvelles stratégies visant à soutenir l’armée congolaise dans sa lutte contre les rebelles du M23. Cette visite témoigne des efforts déployés pour stabiliser la situation sécuritaire dans la région et protéger les civils vulnérables affectés par le conflit armé.







