À l’approche des élections présidentielles en Tunisie, la tension politique est à son comble, suscitant de vives réactions au sein de la population.

Protestations contre le régime actuel

Malgré des manifestations déjà organisées dimanche 22 septembre pour protester contre ce qu’ils considèrent comme un retour à la dictature, les ONG et l’opposition tunisienne prévoient de descendre à nouveau dans les rues. Ces mouvements font suite à la proposition d’un projet de loi visant à priver le tribunal administratif de son autorité pour trancher les litiges électoraux. Cette mesure contestée est perçue comme un moyen de favoriser la réélection du président Kaïs Saïed, ce qui a suscité une vague de mécontentement parmi la population.

Affaires de disqualification et prise de pouvoir

La situation s’est exacerbée suite à la disqualification de trois personnalités de l’opposition, à savoir Mondher Znaidi, Abdellatif Mekki et Imed Daimi, par la commission électorale. Ces événements ont eu pour effet d’accroître les tensions politiques déjà palpables. Élu démocratiquement en 2019, Kaïs Saïed a graduellement consolidé son emprise sur le pouvoir et a commencé à gouverner par décret en 2021, une décision vivement contestée par l’opposition, qualifiant ce mode de gouvernance de coup d’État.

Dans ce contexte pré-électoral mouvementé, la question de la consolidation ou de la remise en cause de la démocratie en Tunisie demeure au cœur des débats et des préoccupations des citoyens.