L’instance européenne évoque de « graves tortures » subies par Abdoul Aziz Goma au Togo. Après plus de six ans de détention provisoire, celui-ci a entamé une grève de la faim le 27 août. Avec comme conséquence, alerte l’Union européenne, une détérioration de son état de santé : « dommages neurologiques, une sciatique prolongée et une mobilité réduite nécessitant une assistance médicale d’urgence ». Au lendemain de cette dénonciation, le ministère togolais des Affaires étrangères a donc convoqué Gwilym Ceri Jones, l’ambassadeur de l’UE dans le pays. Selon une source diplomatique togolaise, Lomé entendait obtenir des « explications claires » sur le sens de cette démarche européenne et souhaitait « rappeler fermement que la justice togolaise s’exerce en toute indépendance ».La rapporteuse spéciale des Nations unies, Mary Lawlor, avait dénoncé à plusieurs reprises la détention d’Abdoul Aziz Goma. Dans une lettre envoyée à Lomé en janvier 2024, elle spécifiait qu’Aziz Goma « avait pris en charge les frais de logement de certains jeunes venus dans la capitale Lomé pour participer à une manifestation (…) à laquelle il n’a, lui-même, pas participé ». À lire aussiTogo: des prisonniers politiques entament une grève de la faimNewsletterRecevez toute l’actualité internationale directement dans votre boite mailSuivez toute l’actualité internationale en téléchargeant l’application RFI







