Au Tchad, la situation du fondateur du parti les Transformateurs inquiète ses défenseurs et ses militants, mais surtout sa famille. « Notre mère est prête à prendre la place de son fils en prison », explique Chancelle Assyongar. La sœur de Succès Masra parle de lui comme d’un otage judiciaire « pour la simple raison qu’il a été enlevé sans mandat d’arrêt et ensuite, il a été condamné alors qu’il n’y a aucun lien de causalité qui a été prouvé, démontré ».« Il n’a la possibilité de ne voir que ses avocats. À son anniversaire, on a fait une demande pour que ma mère puisse se rendre sur place tout simplement pour couper un gâteau avec lui. Ça a été rejeté. Son médecin a demandé à ce que les analyses soient faites. Le gouvernement a refusé. Le but est vraiment de faire comprendre à n’importe qui, en tant que tchadien où tchadienne qui souhaiterait dénoncer les injustices, ce qu’il se passe aujourd’hui au Tchad, de dissuader tout simplement les gens », continue-t-elle.Chancelle Assyongar demande à ce que la communauté internationale ne reste « pas passive » et qu’elle ne ferme « pas les yeux sur le cas de Succès Masra parce que ce n’est vraiment pas un cas qui est isolé », termine-t-elle. À lire aussiTchad: «Masra est plus libre que celui qui l’ont enfermé !» assure son partiNewsletterRecevez toute l’actualité internationale directement dans votre boite mailSuivez toute l’actualité internationale en téléchargeant l’application RFI







