Avec notre correspondante à Dar es Salam, Élodie GoulesqueLes vidéos tournent en boucle sur les réseaux sociaux en Tanzanie. Des manifestants au sol, tabassés par les forces de l’ordre en plein Dar es Salaam. Leur faute : avoir été présents devant la Cour de justice de Kisutu en soutien à Tundu Lissu, le chef du parti d’opposition Chadema.Ce 15 septembre, les juges devaient décider s’ils acceptaient la proposition de non-lieu soumise par Tundu Lissu, au vu, selon lui, des erreurs de procédure dans son affaire. Une requête rejetée sans grande surprise. Chadema dans un communiqué de presse condamnait l’arrestation de neuf de ses membres venus assister au procès et dont les charges ne sont toujours pas connues. Des évènements qui, selon les médias locaux, soulèvent de plus en plus le doute sur la transparence de la présidentielle du 29 octobre.Mais dans un article pour le média indépendant en ligne The Chanzo, la présidente de la branche jeunesse du parti au pouvoir CCM, le Parti de la révolution, Nasra Ramadhan, nie toute implication. Selon elle, ce sont « les conflits internes des partis d’opposition » qui les affaiblissent. Ce 15 septembre pourtant, la justice tanzanienne a annulé la candidature d’un autre parti d’opposition, ACT Wazalendo, l’Alliance pour le changement et la transparence, dont le candidat Luhaga Mpina venait tout juste de gagner une bataille judiciaire qui mettait en doute sa légitimité. À lire aussiTanzanie: la Commission électorale valide la candidature de Luhaga Mpina à la présidentielleNewsletterRecevez toute l’actualité internationale directement dans votre boite mailSuivez toute l’actualité internationale en téléchargeant l’application RFI







