Un récent revirement pour Orano au Niger.
Retrait du permis d’exploitation pour Orano au Niger
Les autorités de transition au Niger ont annoncé le retrait du permis d’exploitation du site d’Imouraren dans le nord du pays à l’encontre de l’entreprise française Orano. Le motif avancé est le non-redémarrage des travaux d’exploitation dans un délai de 3 mois. Cette décision soulève une contestation de la part d’Orano, qui affirme pourtant avoir repris ses activités depuis le 4 juin dernier, date de la réouverture du site et du lancement des travaux de préparation conformément aux exigences du ministère nigérien des mines.
Un enjeu majeur pour Orano et le Niger
- Le site d’Imouraren est réputé pour être l’un des plus importants gisements d’uranium au monde, avec des réserves estimées à 200 000 tonnes selon l’agence d’approvisionnement d’Euratom (ESA) en 2021.
- Orano, présent au Niger depuis 1971, exploitait trois sites miniers dans le pays : Cominak (fermé en 2021), Somaïr près d’Arlit et Imouraren. En 2021, la production totale d’uranium des deux mines en activité a atteint 2186 tonnes.
La situation actuelle soulève des interrogations quant à l’avenir des activités minières d’Orano au Niger et à l’impact économique pour le pays, étant donné l’importance de l’industrie minière de l’uranium dans l’économie nationale.
Importance de l’uranium pour l’économie nigérienne
- L’uranium est une ressource stratégique pour le Niger, l’un des principaux producteurs mondiaux du minerai. Le secteur de l’uranium représente une part importante des recettes d’exportation du pays et contribue significativement à son PIB.
- La coopération avec des partenaires internationaux dans le domaine de l’énergie nucléaire, dont la France, revêt une importance cruciale pour le Niger. Tout litige avec les acteurs clés de cette industrie pourrait avoir des répercussions majeures sur l’économie et les relations diplomatiques du pays.
Face à cette situation, il est crucial pour les autorités nigériennes et Orano de trouver un terrain d’entente afin de préserver les intérêts de chacun et de garantir la continuité des activités minières dans le respect des normes exigées par les deux parties.







