Une nouvelle suspension pour dopage secoue l’équipe olympique des réfugiés, quelques jours avant la confirmation des sélections pour les Jeux de Paris.

Troisième cas de dopage au sein de l’équipe des réfugiés

**Anjelina Nadai Lohalith** a été temporairement suspendue après avoir été informée de la détection d’une substance interdite, la trimétazidine, utilisée à des fins cardiaques. L’athlète, qui a fui la guerre au Soudan du Sud enfant pour rejoindre un camp de réfugiés au Kenya, dispose d’une bourse du Comité international olympique pour participer à ses troisièmes Jeux d’été consécutifs. Agée de 31 ans, Lohalith a concouru au 1 500 m pour l’équipe des réfugiés lors des Jeux de Rio en 2016 et de Tokyo en 2021. Aucune date n’a été communiquée pour la procédure disciplinaire à venir.

Contexte du dopage dans le sport de haut niveau

  • L’UNHCR, en partenariat avec le CIO, a prévu un événement médiatique pour finaliser la sélection de l’équipe des réfugiés pour les Jeux Olympiques de Paris.
  • 75 athlètes issus de 14 sports et originaires de 12 pays différents ont reçu des bourses pour participer aux Jeux. Ces sportifs vivent actuellement dans 24 pays d’accueil différents.
  • Le cas de **Fouad Idbafdil**, coureur marocain spécialiste du 3 000 m steeple, banni pour trois ans en décembre après un contrôle positif à l’EPO, montre une tendance préoccupante dans le domaine du dopage sportif.

Une substance polémique : la trimétazidine

  1. La trimétazidine, également appelée TMZ, a été identifiée dans divers cas de contrôles antidopage récents. En 2021, elle a été détectée chez la patineuse russe **Kamila Valieva** et 23 nageurs chinois avant les Jeux olympiques de Tokyo.
  2. Le contrôle positif à la trimétazidine du coureur de 1 500 m **Dominic Lokolong Atiol** en mars dernier soulève des inquiétudes sur l’utilisation de cette substance dans le monde du sport.
  3. Des cas de dopage à la trimétazidine ont entraîné des sanctions, comme la disqualification de Kamila Valieva aux Jeux d’hiver de 2022 à Pékin.

L’investigation menée par le New York Times et ARD sur les cas de dopage impliquant des nageurs chinois et la déclaration de l’Agence mondiale antidopage concernant la contamination involontaire des athlètes mettent en lumière les enjeux de la lutte antidopage à l’échelle internationale et la nécessité de renforcer les contrôles pour garantir l’équité dans le sport.

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