Avec notre correspondante à Juba, Florence MiettauxL’accord de paix signé en 2018 pour régler le conflit qui avait éclaté en 2013 au Soudan du Sud est avant tout un accord de partage du pouvoir au sein d’un gouvernement de transition. Or, depuis le début de l’année et la reprise de combats entre les forces loyales au président Salva Kiir et celles de l’opposition, la commission de surveillance de l’accord de paix a pointé les nombreuses décisions « unilatérales » prises par le camp du président.Cette logique semble s’être amplifiée jusqu’à la suspension de Riek Machar le 11 septembre, un cas de figure que l’accord de paix ne prévoit pas. Le texte lui attribue en effet nommément le poste de premier vice-président jusqu’à la fin de la transition.Edmund Yakani, directeur de l’organisation de la société civile CEPO, s’inquiète de la « perte de légitimité et de légalité du gouvernement de transition » avec la suspension de Riek Machar. Le parti de ce dernier dénonce quant à lui la mise en place d’une « dictature ». Mais certains membres du SPLM-IO ont quant à eux accepté de continuer de participer aux institutions de la transition, permettant au gouvernement d’affirmer l’accord de paix toujours viable, malgré les multiples violations qu’il a commises.À lire aussiSoudan du Sud: les soutiens de Riek Machar appellent à la mobilisation après l’inculpation du vice-présidentNewsletterRecevez toute l’actualité internationale directement dans votre boite mailSuivez toute l’actualité internationale en téléchargeant l’application RFI







