Les dirigeants africains condamnent l’offensive israélienne à Gaza lors du sommet de l’Union africaine
Une condamnation unanime
Lors du sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, les chefs d’État africains ont unanimement condamné l’offensive menée par Israël dans la bande de Gaza. Moussa Faki, président de la Commission de l’Union africaine, a dénoncé cette action comme étant une violation flagrante du droit international humanitaire, qualifiant les actions israéliennes d’extermination des habitants de Gaza. Cette déclaration a été faite en présence du Premier ministre palestinien, Mohammad Shtayyeh, également présent lors de la réunion. La condamnation de ces attaques sans précédent a suscité des applaudissements parmi les délégués présents, marquant ainsi une position forte de l’Union africaine face à ce conflit.
Des préoccupations multiples
Outre la condamnation de l’offensive israélienne, les dirigeants africains se sont également penchés sur d’autres problèmes continentaux. Des inquiétudes ont été exprimées concernant les conflits et la recrudescence des coups d’État à travers l’Afrique. Moussa Faki a évoqué les tensions entourant le report des élections au Sénégal, ainsi que la violence persistante dans l’est du Congo, au Soudan, au Sahel et en Libye. Face à ces défis multiples, le président de la Commission de l’Union africaine a appelé à l’unité et à la solidarité, soulignant l’importance de raviver l’esprit de solidarité africaine et du panafricanisme pour faire face aux enjeux actuels auxquels le continent, fort de ses 1,3 milliard d’habitants, est confronté.
Israël rejette les accusations de génocide à Gaza, affirmant qu’il cherche à épargner les civils et à ne cibler que les militants du Hamas. L’État hébreu justifie les pertes civiles en invoquant la stratégie du Hamas qui utilise des zones résidentielles comme couverture. Cette situation soulève des questions complexes sur la protection des civils dans les zones de conflit et la nécessité de trouver des solutions pour éviter les pertes humaines.
Il est crucial de noter que lors du précédent sommet de l’Union africaine, un délégué israélien avait été expulsé de la salle plénière en raison d’un différend sur le statut d’observateur d’Israël au sein de l’organisation continentale. Cette situation témoigne des désaccords persistants au sein de l’UA concernant la participation et la position d’Israël dans les affaires africaines.
Les informations faisant état d’un quart des habitants de Gaza en situation de famine mettent en lumière les conséquences dévastatrices du conflit en cours, déclenché par l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre dernier. Cette escalade du conflit a entraîné la mort d’environ 1 200 personnes, principalement des civils, et l’enlèvement de quelque 250 individus. Ces chiffres tragiques soulignent l’urgence d’une résolution pacifique et durable pour mettre fin à la souffrance des populations prises au piège de cette violence inouïe.







