Le Zimbabwe prévoit d’abattre 200 éléphants pour nourrir les communautés confrontées à une famine aiguë à la suite de la pire sécheresse depuis quarante ans.
Impact de la sécheresse sur les communautés
La sécheresse causée par le phénomène El Niño a dévasté les récoltes en Afrique australe, affectant 68 millions de personnes et les exposant à une grave pénurie alimentaire. Selon le Programme Alimentaire Mondial, 7,6 millions de citoyens zimbabwéens connaîtront une insécurité alimentaire entre janvier et avril de l’année prochaine.
Réaction des autorités zimbabwéennes
Tinashe Farawo, porte-parole de l’Autorité des Parcs et de la Faune Sauvage du Zimbabwe, a annoncé que la viande des 200 éléphants abattus serait distribuée aux communautés touchées par la sécheresse. Cette mesure vise à atténuer les effets de la famine qui sévit dans le pays.
- Les autorités affirment que cette action est cruciale pour répondre à l’urgence alimentaire et fournir une source de protéines aux populations vulnérables.
- Cependant, cette décision a suscité des réserves et des critiques de la part des organisations de protection de la faune et de la flore, qui estiment qu’il existe d’autres solutions alternatives à l’abattage des éléphants.
Précédent en Namibie
En début septembre, la Namibie avait également pris une mesure similaire en annonçant son intention d’abattre des éléphants pour faire face à la sécheresse. Cette approche suscite des débats sur la gestion des ressources naturelles en période de crise humanitaire.
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