Le Président togolais Faure Gnassingbé a suscité la controverse en demandant une relecture de la nouvelle loi constitutionnelle adoptée par le parlement togolais dans la nuit du 25 mars dernier.
Relecture de la loi constitutionnelle : Les raisons de la demande présidentielle
Un communiqué de la présidence de la République togolaise, relayé sur les réseaux sociaux, indique que le chef de l’État a sollicité une deuxième lecture de la loi en raison de l’intérêt soulevé parmi la population depuis son adoption le 25 mars 2024. Cette décision intervient à la suite d’une vive polémique entourant le passage d’un régime présidentiel à un régime parlementaire, où le président serait élu par l’Assemblée nationale pour un mandat de sept ans renouvelable une fois.
Réactions et contestations
- De nombreuses réactions, largement négatives, ont émergé suite à cette proposition de révision constitutionnelle. La méthode de vote, le mandat des députés (expiré depuis décembre) et la légitimité des votants ont été fortement remis en question.
- Les critiques soulignent que les députés, dont le mandat a pris fin en décembre 2023, ne devraient pas être en mesure de proposer une telle réforme, compte tenu de leur statut temporaire et de l’imminence des élections prévues pour le 20 avril prochain.
Ces contestations remettent en cause la légalité et la légitimité du processus ayant conduit à l’adoption de cette loi constitutionnelle.







