Le député LR de la Manche, Philippe Gosselin, s’est exprimé le dimanche 11 février sur franceinfo au sujet de l’annonce de Gérald Darmanin concernant une révision constitutionnelle visant à supprimer le droit du sol à Mayotte. Selon lui, cette décision est courageuse et nécessaire pour faire face aux problèmes de sécurité et d’immigration sur l’île.
Problèmes de sécurité et d’immigration
Philippe Gosselin a visité Mayotte à quatre reprises au cours des quinze dernières années et a constaté une évolution préoccupante dans ce territoire. Selon lui, la moitié de la population de Mayotte est d’origine étrangère et comorienne, ce qui pose des problèmes au niveau des services publics, des hôpitaux et des écoles. Pour remédier à cette situation, il estime qu’il est nécessaire de prendre des mesures fortes afin de dissuader les personnes qui cherchent à profiter de la situation à Mayotte et de lutter contre les filières d’immigration en provenance de l’Afrique australe.
La nécessité de mesures fortes
Le député LR soutient l’annonce de Gérald Darmanin et salue son discours fort, mais il insiste sur la nécessité de transformer ces paroles en actes concrets. Il souligne qu’il y a une certaine défiance et de nombreuses interrogations au sein de la population et des élus par rapport à ces déclarations. Toutefois, Philippe Gosselin affirme que les députés LR voteront en faveur de la révision constitutionnelle annoncée : « Ça fait déjà de nombreux mois que nous le demandons. Nous avions même déposé un texte. Mansour Kamardine, député LR de Mayotte, soutient toutes ces démarches, donc il y a nécessité. » Il appelle également la majorité à se saisir de cette question et à aller jusqu’au bout.
En conclusion, la révision constitutionnelle visant à supprimer le droit du sol à Mayotte semble avoir trouvé un soutien solide chez les députés LR. Philippe Gosselin considère que cette mesure est nécessaire pour faire face aux problèmes de sécurité et d’immigration que connaît l’île. Cependant, il met en garde contre le simple effet d’annonce et insiste sur la nécessité de passer des paroles aux actes concrets.







