La pandémie de Covid-19 a mis en lumière la nécessité pour les pays du monde entier de se préparer à d’éventuelles crises sanitaires futures. Alors que des initiatives sont prises pour renforcer la production locale de vaccins en Afrique, l’OMS cherche à établir un nouveau traité pour améliorer la gestion des pandémies.
Les enjeux d’un nouveau traité international
Lors de l’Assemblée mondiale de la santé, l’OMS a tenté de réviser le règlement sanitaire international pour mieux prévenir et gérer les futures crises sanitaires. Cependant, des désaccords persistent, notamment sur la répartition des ressources et la souveraineté des pays en matière de santé publique. Certains pays insistent sur la nécessité de renforcer le rôle de l’OMS, tandis que d’autres redoutent une ingérence trop importante dans leurs politiques nationales.
- Le brouillon proposait de réserver 20% des futurs tests, traitements et vaccins à l’OMS pour les distribuer aux pays défavorisés, mais cette proposition divise encore.
- Les pays du Sud réclament également la garantie de pouvoir se protéger en cas de découverte d’un pathogène, soulignant la nécessité d’une approche équitable et solidaire.
L’initiative africaine vers l’autosuffisance vaccinale
Face à la dépendance aux importations de vaccins révélée par la pandémie, plusieurs pays africains comme le Kenya, le Sénégal et l’Afrique du Sud, cherchent à développer une production locale de vaccins.
- Le Kenya a lancé le projet BioVax pour construire une usine de production de vaccins sur son territoire, visant à produire localement des vaccins contre des maladies telles que la polio, la varicelle et la tuberculose.
- Le président kényan, William Ruto, a souligné l’importance de cette production locale, mettant en avant la vulnérabilité du continent et la nécessité d’une autonomie en matière de santé publique.
Alors que l’initiative BioVax prend du retard, suite à l’annonce de la firme américaine Moderna de suspendre son projet d’usine au Kenya, l’objectif demeure de produire localement une grande partie des vaccins utilisés en Afrique d’ici 2040.
Ces efforts visent à renforcer la résilience des systèmes de santé africains et à garantir un accès plus équitable aux vaccins, réduisant ainsi la dépendance envers les financements extérieurs.
Ces initiatives locales, combinées aux discussions internationales sur un nouveau traité sanitaire, illustrent les efforts déployés à l’échelle mondiale pour prévenir et mieux gérer les crises sanitaires à venir, dans un contexte post-pandémique marqué par la nécessité d’une coopération renforcée et d’une solidarité accrue entre les nations.







