L’élection présidentielle au Tchad suscite des inquiétudes quant à ses conditions démocratiques. Le parti Les Transformateurs, auquel appartient le Premier ministre tchadien candidat, a dénoncé des irrégularités lors du scrutin.

Des allégations de fraudes et de violences

Les Transformateurs ont dénoncé des « violences et menaces graves » à l’encontre de Succès Masra et ses partisans, ainsi que des fraudes lors du dépouillement. Le parti estime que les Tchadiens ont massivement exprimé leur volonté de changement à travers les urnes.

Des observateurs de la société civile mis à l’écart

L’Union européenne a regretté l’exclusion de 2 900 observateurs de la société civile, ce qui nuit selon elle à la transparence du processus électoral. Cette situation a été pointée du doigt par l’opposition et des organisations internationales, remettant en question la légitimité de l’élection.

  • Les Transformateurs et la Coalition Justice et Egalité ont dénoncé des arrestations arbitraires post-scrutin et des entraves à l’observation du dépouillement, évoquant même des tirs à balles réelles pour s’approprier des documents électoraux.
  • L’opposition, pour sa part, considère Succès Masra comme un traître cherchant à légitimer un scrutin présumé biaisé en faveur du président sortant Mahamat Idriss Déby Itno. Les figures clés de l’opposition ont été exclues de la course à la présidence.

Un Premier ministre devenu un rival redouté

Durant sa campagne, le Premier ministre Succès Masra a réussi à mobiliser de nombreuses personnes et est apparu comme un rival sérieux capable de défier le président sortant Mahamat Idriss Déby Itno. Cette dynamique pourrait éventuellement conduire à un second tour prévu le 22 juin.

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