Le Premier ministre haïtien Ariel Henry s’est retrouvé bloqué sur le tarmac de l’aéroport international de Porto Rico, incapable de retourner en Haïti en raison des gangs armés qui sévissent dans le pays. Cette situation a suscité des protestations et des appels à sa démission.
Situation complexe à Porto Rico
Depuis la fin de sa visite au Kenya, le retour d’Ariel Henry en Haïti a été compromis en raison de l’annulation des vols vers ce pays, imposée par les gangs armés qui perturbent la sécurité aérienne. Cette situation a entraîné des manifestations devant l’hôtel où le Premier ministre était logé, avec des appels à sa démission et à la tenue d’élections pour restaurer la stabilité.
Protestations et solidarité
La communauté haïtienne à Porto Rico a exprimé son mécontentement en demandant le départ d’Ariel Henry et la mise en place d’élections. Des Dominicains se sont joints à ce mouvement de protestation, dénonçant la gestion actuelle de la crise en Haïti et appelant au départ du Premier ministre.
Les tensions persistent, empêchant l’avion d’Ariel Henry d’atterrir en Haïti en raison de préoccupations sécuritaires liées à l’activité des gangs armés. La République Dominicaine a même décidé de fermer ses frontières avec Haïti pour des raisons de sécurité, ajoutant à l’isolement de M. Henry. Les appels à sa démission se multiplient alors que la pression politique s’intensifie.
Parcours diplomatique et critique
Ariel Henry, engagé dans des activités diplomatiques, avait assisté à un sommet en Guyane avant de se rendre au Kenya pour des rencontres politiques. Son absence prolongée a suscité des critiques quant à sa gestion des affaires intérieures, notamment le retard dans l’organisation des élections, pointée du doigt comme l’une des sources des troubles en Haïti.







