Le conflit au Sahara occidental : une proposition de division du territoire par l’émissaire de l’ONU
Une idée controversée pour résoudre un conflit historique
L’émissaire des Nations Unies pour le Sahara occidental, Staffan de Mistura, a récemment évoqué l’idée de diviser le territoire disputé entre le Maroc et le Front Polisario. Cette proposition suscite des réactions diverses et soulève des questions sur la faisabilité et l’acceptabilité d’une telle solution.
Les positions divergentes des parties en conflit
- Le Maroc revendique le Sahara occidental comme partie intégrante de son territoire, offrant l’autonomie sous sa souveraineté comme solution maximale au différend.
- Le Front Polisario, soutenu par l’Algérie, prône l’organisation d’un référendum d’autodétermination incluant l’option de l’indépendance.
Face à ces positions irréconciliables, la proposition de division avancée par Staffan de Mistura tente de concilier les revendications territoriales et politiques des deux parties. Cependant, son initiative soulève des doutes sur sa pertinence et sa capacité à aboutir à une résolution durable du conflit.
Une proposition controversée et un avenir incertain
Lors de sa présentation devant le Conseil de sécurité de l’ONU, Staffan de Mistura a exposé en privé le concept de partition du territoire, envisageant la création d’un État indépendant dans la partie méridionale du Sahara occidental, tout en intégrant le reste du territoire au Maroc avec une souveraineté internationalement reconnue.
- Le Maroc et le Front Polisario n’ont pas encore accepté cette proposition, soulignant les défis et les implications complexes d’une telle division territoriale.
- M. de Mistura a également exprimé sa volonté de revoir son rôle d’émissaire si aucun progrès significatif n’est réalisé dans les six mois à venir, mettant ainsi en lumière l’urgence de trouver une issue au conflit au Sahara occidental.
Alors que la question de la souveraineté et de l’autodétermination demeure au cœur des débats, la proposition de division du territoire soulève des interrogations sur la faisabilité d’une telle solution et sa capacité à garantir une paix durable dans la région.







