Après la pandémie mondiale de coronavirus, les pays négocient un traité sur les prochaines crises sanitaires pour mieux se préparer à l’avenir.
Un traité sur les pandémies en discussion
Un neuvième cycle de négociations pour finaliser un « traité sur les pandémies » impliquant des gouvernements, des groupes de pression et d’autres parties prenantes se déroule. L’objectif est de définir des lignes directrices pour les 194 pays membres de l’OMS afin de mieux gérer les futures pandémies et de partager efficacement les ressources disponibles.
- Les pays membres de l’OMS ont demandé à l’agence sanitaire des Nations unies de superviser les négociations en vue d’un accord sur les pandémies en 2021.
- Des sénateurs républicains américains critiquent le projet, notamment sur la question des droits de propriété intellectuelle et le rôle de l’OMS.
- Le ministère britannique de la santé exige un accord dans l’intérêt national et respectueux de la souveraineté nationale.
Divisions et enjeux principaux
Les pays en développement expriment leur préoccupation quant à l’équité dans la contribution à la recherche de vaccins et traitements, soulignant le besoin de moyens d’accès appropriés.
- L’accord vise à réduire les disparités entre pays riches et pauvres en matière d’accès aux vaccins COVID-19, considéré comme un « échec moral catastrophique » par le directeur général de l’OMS.
- Le projet prévoit que l’OMS bénéficie de 20 % de la production des produits liés aux pandémies et demande la transparence des accords entre pays et entreprises privées.
Roland Driece, coprésident de la commission de négociation de l’OMS, souligne la nécessité de mieux se préparer après les leçons tirées de la crise de la Covid-19, pointant du doigt un « échec moral » dans la coopération mondiale.
Optimisme et défis à relever
Les experts, malgré les défis rencontrés, restent optimistes quant à la possibilité d’aboutir à un accord bénéfique pour tous les pays.
- Des questions cruciales telles que l’accès aux vaccins et le financement pour améliorer la préparation restent au cœur des débats.
- L’action unilatérale de certains pays pour assurer la coopération en cas de future pandémie, comme l’initiative américaine dans l’aide à 50 pays, met en lumière la nécessité d’une solidarité mondiale renforcée.
Malgré les désaccords persistants, l’espoir d’un accord commun pour une meilleure réponse aux crises sanitaires demeure un objectif majeur pour la communauté internationale.







