Alors que le Ramadan débute, un général de l’armée soudanaise exclut une trêve sans le retrait des Forces de soutien rapide des sites civils et publics.
Situation actuelle au Soudan
Le commandant adjoint de l’armée, Yasser al-Atta, a rejeté un appel à la trêve du Conseil de sécurité des Nations Unies, suite aux récentes avancées de l’armée à Omdurman et dans une partie de la capitale soudanaise. Cette déclaration, diffusée sur la chaîne Telegram officielle de l’armée, souligne la condition sine qua non du retrait des Forces de soutien rapide des zones civiles et publiques pour envisager une pause pendant le mois sacré du Ramadan.
Engagement non respecté par les RSF
Lors des pourparlers de Jeddah en mai dernier, sous la médiation de l’Arabie saoudite et des États-Unis, les RSF s’étaient engagées à se retirer des zones résidentielles et des infrastructures publiques. De plus, elles avaient promis que Mohamed Hamdan Dagalo, le chef des RSF, n’aurait aucun rôle politique ou militaire futur au Soudan. Cependant, ces engagements n’ont pas été tenus, selon les informations communiquées par le général al-Atta.
La violence a éclaté en avril 2023 entre l’armée soudanaise et les forces de sécurité du pays, dans un contexte de tensions liées à la transition vers un gouvernement civil. Les conséquences humanitaires sont dramatiques, avec environ 25 millions de personnes, soit la moitié de la population du Soudan, ayant un besoin urgent d’assistance. Environ 8 millions de personnes ont été contraintes de quitter leur domicile, et la situation alimentaire se détériore. Les Nations unies et Washington accusent les deux parties en conflit de violations des lois humanitaires, qualifiant certaines actions de crimes de guerre.







