Dans la capitale du Kenya, des affrontements ont éclaté entre des manifestants antigouvernementaux et un groupe pro-gouvernemental, provoquant des tensions dans la région.
Manifestations et incidents
- Le groupe pro-gouvernemental a défilé en moto dans les rues de Nairobi, précédant une manifestation prévue par les opposants au gouvernement.
- Les manifestants anti-gouvernementaux ont allumé des feux à Imara Daima, le long de l’autoroute menant à l’aéroport principal du Kenya, où les manifestations étaient prévues.
- La police a lancé des grenades lacrymogènes contre des manifestants bloquant une autre route menant à l’aéroport, perturbant ainsi la circulation.
Contexte des manifestations
- Les manifestations antigouvernementales au Kenya se poursuivent depuis cinq semaines, initialement déclenchées par l’opposition à un projet de loi de finances introduisant de nouvelles taxes.
- Le président William Ruto a rejeté ce projet de loi et renvoyé son cabinet, mais les manifestants exigent toujours sa démission.
- La Commission nationale des droits de l’homme du Kenya a rapporté 50 décès et 413 blessés depuis le début des manifestations en juin.
La police avait interdit les manifestations à Nairobi, mais cette décision a été suspendue par un tribunal en raison du respect du droit constitutionnel à manifester pacifiquement.
Gestion de la sécurité et réactions politiques
L’ancien inspecteur général de la police a démissionné, et le chef de la police actuel a réaffirmé la sécurisation de l’aéroport et la répression des infractions à la loi.
Le chef de l’opposition Raila Odinga a nié toute allégation de corruption et a exprimé son soutien aux manifestants, en exigeant notamment des compensations pour les familles des victimes et l’abandon des charges contre les personnes arrêtées.
Ces événements reflètent les tensions politiques persistantes au Kenya et la volonté des citoyens de faire entendre leurs voix malgré les défis sécuritaires.







