Les législateurs de l’Union européenne ont approuvé mercredi une refonte majeure des lois sur l’immigration du bloc, dans l’espoir de mettre fin à des années de division sur la manière de gérer l’entrée de milliers de personnes sans autorisation et de priver l’extrême droite d’un enjeu de campagne gagnant en voix avant les élections de juin.
Un Pacte sur la migration et l’asile approuvé par le Parlement européen
Au cours d’une série de 10 votes, les membres du Parlement européen ont approuvé les réglementations et politiques qui composent le Pacte sur la migration et l’asile. Les réformes abordent la question épineuse de savoir qui devrait assumer la responsabilité des migrants à leur arrivée et si d’autres pays de l’UE devraient être obligés de les aider.
- Les 27 pays de l’UE doivent également approuver le paquet de réformes, avec un vote prévu fin avril.
- Ces réformes ont pris plus de 10 ans de préparation, visant à trouver un équilibre entre solidarité et responsabilité.
- Le Pacte a été salué comme un « succès majeur et très important » par la ministre allemande de l’Intérieur.
Des réactions mitigées face au Pacte sur la migration et l’asile
Alors que plusieurs responsables politiques européens ont salué l’approbation de ces réformes, d’autres restent sceptiques quant à leur efficacité.
- La députée néerlandaise Sophie in ‘t Veld a déclaré à la presse qu’elle n’allait pas célébrer ces réformes en ouvrant une bouteille de champagne.
- La parlementaire suédoise Malin Bjork a souligné que l’accord ne répondait pas aux attentes en ne résolvant pas les problèmes initialement envisagés.
- Les nouvelles règles comportent des mesures controversées telles que la prise d’images faciales et d’empreintes digitales sur des enfants à partir de 6 ans, ce qui a suscité des critiques de la part de groupes de migrants et de défense des droits de l’homme.
Malgré certaines réserves, les partis politiques traditionnels européens considèrent ces réformes comme une avancée positive pour tenter de répondre aux préoccupations des électeurs et contrer la montée des partis d’extrême droite qui exploitent souvent la question de la migration à des fins politiques.
En conclusion, le Pacte sur la migration et l’asile de l’UE représente une tentative majeure de réforme en matière d’immigration, mais suscite des réactions mitigées au sein de la classe politique et des organisations humanitaires quant à son efficacité et son impact réel sur la gestion des flux migratoires en Europe.







