Les Forces démocratiques alliées (ADF) continuent de semer la terreur dans l’est de la République démocratique du Congo, avec un nouveau bilan alarmant de victimes. Décryptage d’une situation préoccupante.
Une tragédie en constante escalade
Depuis le début du mois de juin, la région de Beni, dans l’est de la RDC, a été le théâtre de massacres impitoyables attribués aux ADF. Le colonel Alain Kiwewa Mitela, administrateur du territoire de Lubero, a confirmé la découverte macabre de 42 corps après une nuit d’horreur du 12 au 13 juin. Ce drame porte à près de 150 le nombre de victimes des agissements des ADF dans le nord de la province du Nord-Kivu, selon les autorités locales et la société civile.
Revendications et affrontements sanglants
- Entre le 1er et le 11 juin, l’organisation Etat islamique a clamé la responsabilité d’une série d’attaques près de Beni, au cours desquelles 125 personnes, principalement des civils, auraient été tuées. Parallèlement, Leon Siviwe, responsable administratif de Beni-Mbau, a rapporté 109 morts lors d’attaques attribuées aux ADF durant la même période. Les chiffres alarmants sont corroborés par une source sécuritaire anonyme qui fait état de 138 victimes sur la même période.
- Les ADF, des rebelles ougandais infiltrés dans l’est de la RDC depuis les années 1990, ont fait allégeance à l’EI en 2019, rejoignant ainsi l’Iscap, la « province d’Afrique centrale » de l’organisation terroriste. Leurs méfaits ne se limitent pas au sol congolais, puisqu’ils sont également accusés d’attaques récentes en Ouganda.
- Face à cette recrudescence de violences meurtrières, les autorités de la région de Béni, dans la province du Nord-Kivu, ont lancé un appel urgent au gouvernement pour endiguer cette vague de massacres qui frappe impitoyablement les civils.
Appel à l’action et nécessité d’une réponse ferme
La situation dans l’est de la RDC est devenue critique, avec des populations locales prises au piège de la violence des ADF. Face à ces exactions répétées, il devient impératif que des mesures concrètes soient prises pour protéger les civils, rétablir la sécurité et traduire les responsables en justice.
Affectées par des décennies de conflits et d’instabilité, les populations de l’est de la RDC méritent une protection adéquate et des actions décisives pour mettre fin à cette spirale de violence et d’horreur qui déchire leur quotidien.







