La décision de la justice grecque d’abandonner les charges contre neuf Egyptiens accusés dans le naufrage du chalutier Adriana est au cœur de l’actualité. Retour sur cette affaire qui a suscité de vives réactions.
Un naufrage tragique en Méditerranée
Le naufrage du chalutier Adriana, survenu l’an dernier au large de la Grèce, a été l’un des plus meurtriers pour des migrants en mer Méditerranée. Avec un bilan de 82 morts et 600 disparus, cet événement a profondément marqué les esprits.
Des accusations abandonnées
La justice grecque a décidé d’abandonner les charges retenues contre les neuf Egyptiens accusés dans cette affaire. Cette décision fait suite à une vive controverse, alors que des groupes internationaux de défense des droits de l’homme ont critiqué le processus judiciaire.
- Une enquête distincte menée par la Cour navale sur le naufrage et les actions des garde-côtes grecs était toujours en cours, compromettant ainsi le droit des accusés à un procès équitable.
- 40 survivants du naufrage ont eux-mêmes porté plainte pour réclamer une enquête approfondie sur les circonstances du drame, notamment le rôle des garde-côtes grecs dans l’accident.
Pour l’avocat de la défense, Dimitris Choulis, cet abandon des charges ne marque que le début d’une longue bataille judiciaire. Selon lui, il est crucial de comprendre les causes du naufrage et d’éviter qu’une telle tragédie ne se reproduise à l’avenir. Il a souligné que la responsabilité ne devait pas être uniquement attribuée aux accusés, mais également aux autorités et politiques en place.
Les prévenus risquaient une condamnation à la prison à vie pour des chefs d’accusation, dont celui de trafic de migrants. Le procureur général Ekaterini Tsironi a recommandé de classer l’affaire, considérant que le chalutier avait coulé en dehors des eaux territoriales grecques.







