Au moins 21 migrants, dont des enfants, sont morts et 23 autres sont portés disparus dans le naufrage de leur embarcation au large de Djibouti, a annoncé mardi 23 avril l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
Recherche et sauvetage en cours
Les opérations de recherche et sauvetage par les autorités locales et l’OIM sont en cours, après le naufrage d’une embarcation transportant 77 personnes, en provenance du Yémen en direction de la côte djiboutienne.
Présence de migrants éthiopiens
L’ambassadeur éthiopien à Djibouti, Berhanu Tsegaye, a confirmé que des ressortissants éthiopiens se trouvaient à bord de l’embarcation en détresse, marquant ainsi le deuxième naufrage signalé par l’OIM au large de Djibouti en quelques semaines.
La « route de l’Est », empruntée par les migrants venant de la Corne de l’Afrique pour rejoindre l’Arabie saoudite via le Yémen en guerre, est considérée par l’OIM comme « l’une des routes migratoires les plus dangereuses et les plus complexes d’Afrique et du monde ».
Le 8 avril dernier, un autre naufrage avait coûté la vie à au moins 38 migrants, dont des enfants, selon l’OIM, soulignant la précarité et les risques encourus par ceux qui empruntent cette route périlleuse.
Chiffres alarmants de l’OIM
En 2023, l’OIM estimait déjà qu’au moins 698 personnes avaient péri le long de la « route de l’Est ». Cependant, l’agence onusienne met en garde en soulignant que ce chiffre pourrait être plus élevé, certaines tragédies passant souvent inaperçues au grand public.







