Le 7 septembre dernier, au Mozambique, la ville de Mocímboa da Praia, située au nord-est du pays, près de la frontière tanzanienne, a de nouveau été attaquée. Des combattants du groupe Al-Shabab ont tiré de façon aléatoire, ils ont brûlé des voitures et tué quatre personnes, dont deux ont été décapitées, d’après des témoins cités par la presse locale.Des habitants se sont alors réfugiés dans le commissariat local tandis que des militaires mozambicains et rwandais ont poursuivi les assaillants. On estime à environ 5 000 le nombre de soldats rwandais déployés dans le nord du Mozambique dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. La dernière attaque contre Mocimboa da Praia remontait à 2020, lorsqu’un groupe affilié à l’État Islamique avait pris le contrôle de la ville. Celle-ci se situe à 80 km au sud du projet de gaz naturel liquéfié de TotalEnergies. Et avait été reprise par les forces mozambicaines et rwandaises en août 2021 après des combats.Dans une autre attaque le 6 septembre dernier, à Muidumbe, à 80 km au sud, six personnes ont été tuées en plein jour alors qu’elles travaillaient dans les champs. Le bilan total de ces attaques des 6 et 7 septembre serait de 14 morts, selon des sources locales.Face à l’augmentation des attaques terroristes dans le nord du pays, le procureur général mozambicain Américo Letela a évoqué les difficultés rencontrées par les autorités dans la lutte contre le terrorisme. Le magistrat relève notamment le fait que les chefs des organisations criminelles opèrent depuis l’étranger, ce qui complique l’action de la justice. À lire aussiMozambique: le groupe État islamique multiplie ses attaques dans le nord du paysNewsletterRecevez toute l’actualité internationale directement dans votre boite mailSuivez toute l’actualité internationale en téléchargeant l’application RFI







