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Mouvement en ligne contre la corruption en Ouganda

Une campagne de protestation en ligne secoue l'Ouganda en exposant des abus de fonds publics, des cas de népotisme et de collusion au sein de l'Assemblée nationale. Les révélations pointent du doigt la présidente du Parlement pour avoir perçu d'importantes sommes en indemnités de voyage.
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Une campagne de protestation en ligne secoue l’Ouganda, mettant en lumière des allégations d’abus de fonds publics et de corruption parmi les fonctionnaires et les législateurs du pays.

Révélations choquantes sur l’Assemblée nationale

La plateforme de médias sociaux X est le théâtre d’une campagne virulente, baptisée #UgandaParliamentExhibition, mettant en lumière des documents officiels fuités sur des questions délicates. Ces révélations, proclamées comme une « exposition », exposent des cas présumés d’abus de ressources publiques, de népotisme dans le recrutement du personnel et de collusion entre fonctionnaires et législateurs au sein des comités de surveillance. Notamment, la présidente du Parlement, Anita Among, est accusée d’avoir touché des indemnités exorbitantes pour des voyages non effectués, totalisant 894 500 dollars entre juillet et janvier. Ces chiffres frappants contrastent avec le revenu annuel par habitant en Ouganda, établi à 850 dollars en 2022 par la Banque mondiale.

Réactions et interrogations

Les allégations de la campagne n’ont pas été vérifiées de manière indépendante par l’Associated Press, bien que le porte-parole de l’Assemblée nationale, Chris Obore, ait admis que les préoccupations soulevées méritaient une investigation. Le gouvernement du président Yoweri Museveni, objet d’accusations récurrentes de protection de fonctionnaires corrompus, est vivement critiqué malgré ses promesses de lutte contre la corruption après sa réélection en 2021. Cependant, les restrictions sur les manifestations et l’expression publique en Ouganda poussent les citoyens à se tourner vers des moyens innovants pour dénoncer les malversations, notamment via des mouvements de protestation en ligne.

L’exposition #UgandaParliamentExhibition ne se limite pas aux révélations sur la présidente du Parlement, mais s’étend aux figures de l’opposition. Ainsi, Mathias Mpuuga aurait reçu 131 000 dollars comme « récompense pour service rendu » pendant son mandat. Bien qu’il nie toute malversation, des voix s’élèvent contre lui, dont celle de Bobi Wine, célèbre chanteur et opposant politique, mettant en garde contre les dangers de la corruption et des pratiques abusives au sein du gouvernement.

Cette affaire met en lumière les tensions croissantes autour de la gouvernance et de la transparence en Ouganda, tout en illustrant le rôle crucial des nouvelles technologies dans la dénonciation des actes répréhensibles. La mobilisation en ligne, bien que confrontée à des obstacles réglementaires, s’affirme comme un moyen incontournable pour les citoyens de faire entendre leur voix et de réclamer des comptes à leurs dirigeants. La lutte contre la corruption et les abus de pouvoir semble être au cœur des préoccupations des Ougandais, et l’impact de ces révélations pourrait bien marquer un tournant dans le paysage politique du pays.

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