Le 3 mai, à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, Antonio Guterres, secrétaire général des Nations Unies, a mis en lumière les menaces qui pèsent sur les médias à travers le monde.
Menaces pesant sur les médias
En 2023, 71 journalistes et professionnels des médias ont perdu la vie, faisant de cette année une période particulièrement dévastatrice pour la profession. Antonio Guterres a souligné que la liberté des médias est aujourd’hui assiégée. Il a notamment mis en avant les dangers croissants auxquels sont confrontés les journalistes environnementaux traitant de sujets tels que l’exploitation minière illégale, l’exploitation forestière et le braconnage. Au cours des dernières décennies, de nombreux journalistes couvrant ces problématiques ont été tués, et dans la plupart des cas, les responsables n’ont pas été tenus pour compte de leurs actes. Selon l’UNESCO, ces quinze dernières années, environ 750 attaques ont ciblé des journalistes et des médias s’intéressant aux questions environnementales, marquant une tendance à la hausse de ce type d’agressions.
Appel à la protection de la vérité et des journalistes
Antonio Guterres a lancé un appel pressant à l’ensemble des nations pour qu’elles défendent la vérité et protègent ceux qui la rapportent. Il a déploré le fait que seulement 13% des meurtres de journalistes aient fait l’objet d’une enquête, illustrant l’impunité qui persiste dans ce domaine. Le secrétaire général des Nations Unies a insisté sur l’importance de protéger la liberté de la presse, soulignant que sans cette liberté, aucune autre forme de liberté ne peut être garantie, et que la presse libre est un impératif absolu.
En conclusion, la Journée mondiale de la liberté de la presse demeure un rappel essentiel des enjeux auxquels sont confrontés les journalistes et les médias à travers le monde. Le combat pour la liberté de la presse et la protection des journalistes reste crucial pour garantir une société informée, engagée et démocratique.







