Des milliers de Sénégalais ont récemment manifesté contre le prolongement du mandat présidentiel, exprimant leur mécontentement face à la perspective de voir Macky Sall rester au pouvoir au-delà du 2 avril, date fixée par la Constitution pour la passation du pouvoir. Les manifestants, mobilisés par une plateforme citoyenne, ont brandi des drapeaux et des pancartes, criant des slogans tels que « Election par force », « Terminus 2 avril », « Free democracy ».
Des revendications citoyennes claires
Chimère Manga, un des participants à la manifestation, a exprimé avec détermination : « Le Sénégal n’appartient pas à une tierce communauté qui doit décider de l’avenir de tout un peuple. Et nous serons debout pour faire face à ces tyrans qui emprisonnent nos frères de façon injuste, ces politiques qui ferment nos universités et envoient au chômage des milliers de jeunes. » D’autres comme Cheikh Ahmed Tidiane Gueye ont également appelé publiquement à un départ de Macky Sall, soulignant l’importance de respecter le calendrier électoral pour le bien de tous.
Une manifestation pacifique mais intense
Cette mobilisation, qui s’est déroulée dans le calme, a marqué un tournant dans l’histoire récente du pays. Initialement prévue comme une marche silencieuse, elle s’est transformée en une série de revendications diverses, notamment pour la libération d’Ousmane Sonko, candidat à la présidentielle, et un appel pressant à l’organisation rapide de l’élection présidentielle par Aliou Mamadou Dia du parti PUR. La décision du Conseil constitutionnel de rejeter la loi reportant l’élection a été saluée par les manifestants, renforçant ainsi leur détermination.
Cette mobilisation d’envergure intervient peu après la libération de certains prisonniers considérés comme politiques, renforçant le caractère symbolique de cette manifestation pour la démocratie sénégalaise.







