Des centaines de personnes ont exprimé leur mécontentement à Agadez, au nord du Niger, en demandant **le départ des 1 000 soldats américains déployés sur place**. Cette manifestation, organisée dimanche, a été initiée par des groupes en soutien aux autorités militaires qui ont pris le contrôle du pays l’année dernière. **Elle fait suite au retrait annoncé par les États-Unis de leurs forces présentes dans le Sahel** en réponse à la révocation par le gouvernement militaire de Niamey, le mois dernier, de l’accord permettant aux troupes américaines d’opérer sur son territoire.
L’impact du retrait américain
Les États-Unis ont également convenu de **fermer une base de drones** utilisée pour des opérations contre des groupes militants islamistes. Les manifestants arboraient les drapeaux de la Russie, du Burkina Faso, du Mali et du Niger, soulignant ainsi le renforcement des liens entre les dirigeants militaires de ces pays et Moscou. Le Niger, situé dans la région du Sahel, est aujourd’hui considéré comme l’un des foyers principaux du groupe État islamique à l’échelle mondiale. Les États-Unis utilisaient le Niger comme une base stratégique pour surveiller les activités des groupes jihadistes dans la région.
Le pivot vers la Russie
Une dynamique géopolitique nouvelle se dessine alors que des **instructeurs militaires russes** ont récemment rejoint le Niger, introduisant un système de défense aérienne de pointe. Ces développements témoignent d’un possible réalignement des alliances dans la région, avec un rapprochement entre les pays du Sahel et la Russie, au détriment des intérêts américains.







