Avec notre correspondante à Antananarivo, Sarah TétaudÀ Mananjary, la plage s’est transformée en un paysage lunaire fait de cendres et de charbon. Les habitants ont encore du mal à réaliser le désastre. Même les maisons en dur n’ont pas été épargnées.Avec sa famille, un habitant qui a tout perdu s’est réfugié dans l’un des cinq sites d’hébergement. « Les autorités ont distribué quatre sacs de riz et deux sacs de haricots par site d’hébergement. Ce n’est pas assez pour tout le monde. On est à peu près 150 à 200 personnes avec les enfants sur mon site. On se sent méprisés. On a besoin de quoi s’abriter comme des tentes, des fournitures de cuisine, des bassines, des marmites. On n’a pas assez pour vivre. Ils ont dit qu’ils allaient étudier la situation. Ils n’ont fait que promettre mais pour l’instant, ils n’ont rien donné », regrette-t-il.Certains ont réussi à récupérer quelques maigres affaires au milieu des décombres. Mais le problème du stockage est réel. Le bureau national de gestion des risques et catastrophes assure que 80 tentes devraient arriver. Mr Rasolonirina, le maire de la ville, lui, voit déjà plus loin : revoir entièrement le plan d’urbanisme de la ville et imposer la construction de maisons en dur.« En septembre, il y a toujours des incendies parce que le vent souffle très fort. Donc dans notre commune, on va chercher des terrains pour permettre aux gens d’éviter de construire leur maison au bord de la mer. Oui, les maisons en dur coûtent plus cher, mais les maisons ici ne sont pas grandes : 4m sur 4m. Il faut donc faire tout ça pour éviter des incendies tous les ans », explique-t-il.Selon les premiers éléments d’enquête, c’est le feu d’un foyer domestique mal surveillé, au milieu des cases en bois et falafy – des palmes d’arbres du voyageur – qui aurait déclenché l’immense incendie.NewsletterRecevez toute l’actualité internationale directement dans votre boite mailSuivez toute l’actualité internationale en téléchargeant l’application RFI







