Le Conseil de sécurité des Nations Unies exhorte les protagonistes de la crise au Soudan à observer un cessez-le-feu alors que le mois sacré du ramadan approche. La résolution, portée par le Royaume-Uni, a été votée à l’unanimité, à l’exception de l’abstention de la Russie.
Appel à la paix pendant le ramadan
James Kariuki, représentant permanent adjoint du Royaume-Uni auprès des Nations Unies, a appelé les forces armées soudanaises et les forces de soutien rapide à répondre à cet appel international en faveur de la paix. Il a également encouragé les parties belligérantes à travailler vers une solution durable par le dialogue. Cette initiative intervient dans un contexte où le conflit a déjà provoqué le déplacement de 8,3 millions de personnes et où la moitié de la population soudanaise, soit 51 millions d’habitants, a besoin d’une aide humanitaire urgente.
Appel à l’accès humanitaire
Robert A. Wood, représentant permanent adjoint des États-Unis auprès des Nations Unies, a souligné l’importance d’une réponse efficace face aux besoins humanitaires au Soudan. Il a salué l’annonce du gouvernement soudanais concernant l’accès humanitaire depuis le nord du Tchad, mais a insisté sur la nécessité d’un accès transfrontalier sans entrave depuis plusieurs points d’entrée pour atteindre toutes les régions affectées par la crise. Cette situation précaire découle d’une lutte pour le pouvoir entre l’armée du général Abdel Fattah al-Burhan et les forces paramilitaires du général Hamdan Dagalo depuis avril 2023.
La tension persistante menace l’unité du pays selon Antonio Guterres, Secrétaire général de l’ONU, qui a alerté sur le risque d’une instabilité régionale de grande ampleur en raison de cette crise. Cette mise en garde survient un an après le début des hostilités et souligne l’urgence de trouver une solution pacifique et durable à ce conflit au Soudan.







