La confirmation par la Cour constitutionnelle de l’Ouganda d’une loi anti-gay incluant la peine de mort pour « l’homosexualité aggravée » a engendré des réactions variées à travers le pays.
La décision de la Cour constitutionnelle
La Cour constitutionnelle a rejeté les appels à l’annulation de la loi, soutenant qu’elle avait été légalement adoptée par le Parlement et qu’elle ne violait pas la constitution. Cette loi, signée par le président Yoweri Museveni en 2020, est perçue comme un moyen de protéger les valeurs traditionnelles du pays contre ce que certains considèrent comme une influence extérieure.
Les détails de la loi anti-gay
- La loi définit « l’homosexualité aggravée » comme des actes impliquant des mineurs, des personnes vulnérables ou des individus infectés par le VIH.
- Les peines vont de 14 ans de prison pour « tentative d’homosexualité aggravée » à 10 ans pour « tentative d’homosexualité ».
Les réactions et les préoccupations
Alors que la Cour a insisté sur l’absence de discrimination contre la communauté LGBTQI dans l’accès aux soins médicaux, de nombreux militants des droits de l’homme se sont inquiétés de l’impact de cette décision sur les droits et la sécurité des personnes LGBTQI en Ouganda.
- Certains avocats des pétitionnaires ont annoncé leur intention de porter l’affaire devant la Cour suprême dans l’espoir d’obtenir l’annulation de la loi.
- L’homosexualité demeure criminalisée dans plus de 30 pays africains, illustrant les divisions persistantes en matière de droits des personnes LGBTQI sur le continent.







